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 La curiosité est un vilain défaut [Marlon]

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MessageSujet: La curiosité est un vilain défaut [Marlon]   Jeu 29 Mar - 10:22




Marlon & Anissa


La vie suivait son cours à New York. La ville était toujours la même, toujours aussi effervescente et grouillante. Elle donnait toujours cette impression de n’être jamais en pause, de toujours avoir quelque chose faire. Et pour ma part, je ne pouvais m’empêcher de sourire. Les beaux jours commençaient à revenir et ce n’était pas pour me déplaire. Même si j’adorais l’hiver, j’avais horreur d’avoir froid. L’hiver, c’était la neige mais je ne l’aimais que dans les montagnes quand je partais en vacances. Et quand il y en avait dans les rues de New York, c’était un pur enfer. Alors j’étais bien contente que le printemps pointe le bout de son nez. Même s’il était encore un peu timide, le soleil se montrait bien plus généreux avec ses rayons. Sauf qu’aujourd’hui, il était caché par une masse de plomb. Je détestais les nuages. Autant qu’il pleuve, c’était mieux. Parce que juste nuageux, vous avez l’impression que la météo se joue juste de vous. Toujours est-il que la journée s’annonçait comme toujours passionnante. Je devais écrire un article sur un petit village d’Afghanistan avec les infos données par les envoyés spéciaux sur le terrain et je savais que j’avais des photos pour illustrer l’article. Il n’en fallait qu’une mais elle devait être bien choisie. Sauf que le photographe s’était focalisé sur l’armée américaine pour ses photos et les quelques que je pouvais trouver sur le village n’était pas super. Soupirant, je sortis mon disque dur externe pour chercher une photo dans ma base personnelle. J’étais partie en Afghanistan il y a cinq ans et j’avais pris des photos que je n’avais jamais réellement osé regarder. Car c’était trop de souvenir. Mais il le fallait aujourd’hui car si je lui rendais un article sans photo, mon rédacteur en chef risquait de ne pas être spécialement ravi. Et comme il était facilement en colère depuis que sa femme l’avait mise au régime, je voulais absolument éviter qu’il pique une colère. Je trouvais donc la photo dans mes fichiers, essayant de ne pas regarder les autres photos que j’avais pu prendre. Sauf que j’eus besoin de faire une pause et de prendre l’air. Ma collègue me demanda ce que j’avais et je lui fis signe que je lui en parlerais plus tard. Mais je savais qu’elle se doutait. Elle était une des rares à savoir pour la tentative de kidnapping dont j’avais été victime en Afghanistan et tous les articles sur ce conflit me m’était à fleur de peau. Je sortis donc trente secondes pour prendre l’air sauf que je compris rapidement que ma pause serait plus longue. Car des lignes jaunes étaient tendues non loin du bâtiment du New York Times. Et j’étais curieuse, je ne serais pas journaliste sinon. Donc, je ne pus que m’approcher de la scène, me frayant un passage à travers les badauds. Je me doutais qu’il s’agissait d’une scène de crime et j’avais un peu l’espoir de croiser Alexander. Sauf que je me rendis rapidement compte qu’il n’était pas présent. Peut-être son jour de repos. J’essayais de savoir ce qu’il se passait mais ce n’était pas évident. « Lieutenant, excusez-moi. Qu’est-ce qui s’est passé? » Clairement, je ne manquais pas de culot. Mais je n’avais jamais eu ma langue dans ma poche, surtout quand je voulais savoir quelque chose. Et le pauvre agent de police ne savait pas à qui il avait à faire parce que j’étais comme mon père. Dès que j’avais un os, je le rongeais jusqu’à la moelle. Mon père avait été ainsi lors de procès avant de prendre sa retraite.

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut [Marlon]   Ven 30 Mar - 0:03


Gérer une scène de crime, ce n'est déjà pas facile en temps normal mais alors là, en pleine rue dans Manhattan, c'est juste infernal. Heureusement, les officiers de police qui ont découvert le corps ont fait un excellent boulot en organisant immédiatement un périmètre de sécurité autour du cadavre, rendant le travail de la police scientifique un peu moins pénible et fastidieux. Pour l'instant, difficile de savoir avec certitude ce qu'il s'est passé, même si quelques hypothèses commencent à se former dans la tête de Marlon grâce aux quelques éléments qu'ils ont déjà pu réunir. Homme blanc d'une vingtaine d'année, poignardé à quatre reprises au ventre, très certainement la cause de la mort étant donné la gigantesque flaque de sang autour de lui. Montre arrachée, vu les lésions à son poignet, portefeuille disparu... Des officiers sont en train de fouiller les rues alentours pour essayer de retrouver le portefeuille ou avec un peu de chance, l'arme du crime.

Le travail n'est pas évident, il faut gérer la foule et la presse, et même si le soleil pointe le bout de son nez pour le moment, la pluie menace d'éclater à tout moment. Il faut faire vite pour réunir le plus de preuves matérielles possibles, mais ça, c'est pas le boulot de Marlon et il bouillonne sur place, à coordonner les forces de police présentes sur place pour être le plus efficace possible. Il ne peut pas s'empêcher de se retourner quand on l'appelle et le regrette instantanément. Il a tout sauf envie de parler à une journaliste pour le moment, même si la demoiselle du New York Times (dont il a, à sa plus grande honte, oublié le nom) est tout à fait charmante. "Un homme a été poignardé," explique-t-il alors. Ça ne sert à rien de lui mentir, tous les gens autour le savent déjà. "Mais je n'ai aucune déclaration à faire à ce sujet, il est encore bien trop tôt à ce stade de l'enquête." Et puis le commandant le tuerait, s'il commençait à faire ami-ami avec les journalistes. "Désolé, vous n'aurez pas de scoop Mademoiselle," s'excuse-t-il à moitié avec un sourire.  
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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut [Marlon]   Ven 30 Mar - 22:02




Marlon & Anissa


Il était rare que je me retrouve sur les scènes de crime pour un article. Surtout quand la scène de crime se trouvait quasiment au pied du bâtiment du New York Times. Et j’aurais tout à fait pu passer à côté si je n’avais pas entendu les voix des badauds. C’était ce qui m’avait fait tourner la tête et c’était comme cela que j’avais remarqué la signalisation de la police. Etant donné que ce n’était pas ma rubrique, j’aurais pu passer mon chemin, retourner travailler, mais l’idée qu’Alexander puisse être sur la scène m’avait fait venir. Non pas que j’avais envie de l’accaparer alors qu’il travaillait, je me serais faite discrète pour ne pas me faire remarquer. Mais j’avais eu envie de le voir dans son rôle de policier. Sauf qu’il n’était pas présent sur la scène de crime. Bon bah tant qu’à y être, autant se renseigner sur ce qu’il venait de se passer. Et même si je ne comptais pas faire d’article ma curiosité m’y poussait. Appelant un lieutenant qui passait par là, je lui demandais ce qu’il c’était passé et il m’apprit qu’un homme avait été poignardé. Ah oui, quand même, poignarder un homme en plein Manhattan, fallait le vouloir. Je ne pus m’empêcher de sourire tout en secouant la tête quand il ajouta qu’il ne ferait pas de déclaration, que c’était trop tôt, argumentant que je n’aurais pas mon scoop. « La crim n’est pas ma rubrique. Et puis, je serais une mauvaise journaliste si je venais poser des questions sans prendre de quoi noter les réponses… » Clairement, ce n’était pas mon genre de mal faire mon travail. J’avais tellement ramé pour avoir une place au New York Times que je ferais tout pour la garder. Je haussais les épaules légèrement tout en souriant. « Je venais juste voir si un de vos collègues était présent mais la curiosité est certainement mon plus vilain défaut. » En même temps, tout journaliste digne de ce nom avait la curiosité comme vilain défaut. Mais je devais reconnaître que chez moi, c’était quelque chose de bien développé.

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut [Marlon]   Lun 2 Avr - 1:04

Marlon hausse légèrement les sourcils quand la jeune femme, qu'il a déjà rencontré au cours d'une investigation d'envergure sur la corruption dans les services de police de New York s'il ne s'abuse pas, se met à sourire quand il lui annonce qu'un homme a été poignardé. A moins que ce ne soit pour ce qu'il lui annonce après, à savoir l'habituel 'pas de de déclaration, merci'. "Oh, je vois. Mais vous savez, c'est pas la première qu'un journaliste tente une approche soi-disant innocente alors vous excuserez ma méfiance..." Il ne compte plus les fois où des journalistes ont tenté de le faire parler en cachant leurs enregistreurs ou leurs téléphones. Heureusement, il n'est pas né de la dernière pluie, il connait leurs petites combines.

Il observe le travail de ses collègues qui s'affairent dans à l'intérieur de la zone délimitée par le cordon de sécurité jaune, veillant à ce qu'aucune erreur ne soit commise et attendant le retour d'un de ses détective, chargé d'interroger le vendeur du kiosque juste en face, qui aurait pu tout voir mais prétend ne rien avoir remarqué. "Personnellement, je ne pense pas que la curiosité soit un défaut, bien au contraire. Tout dépend de ce qu'on en fait, en fait..." Certaines personnes, comme Marlon, cherchent à résoudre des crimes et des affaires tordues... D'autres cherchent simplement à vendre des histoires pour satisfaire la curiosité morbide des gens. Il ne dit pas que c'est le cas d'Alyssa, il la connait à peine et n'est pas vraiment du genre à juger aussi facilement, mais il se méfie quand même. "Un de mes collègues, hm? Lieutenant lui aussi ou bien?" Au tour de Marlon de se montrer curieux mais peut-être qu'il peut aider, ou passer un message. Si le collègue en question existe bien et que ce ne soit pas des histoires pour pouvoir s'approcher un peu plus, mais il n'a aucune raison de croire que ce soit le cas.
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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut [Marlon]   Mar 3 Avr - 22:20




Marlon & Anissa


Je n’étais guère surprise que le lieutenant de police me réponde qu’il ne faisait pas de déclaration. J’avais déjà essayé d’avoir des infos pour un collègue sur une enquête en cours et j’avais déjà eu la même réponse alors ce n’était pas la peine d’essayer à même une scène de crime, ce serait pareil. Il ajouta alors que ce ne serait pas la première fois qu’un journaliste enregistrerait un policier à son insu pour un article. Je secouais alors la tête, ne pouvant m’empêcher d’imaginer la tête de mon père si je venais à faire ça. « Aussi étrange que cela puisse paraître, je suis une journaliste honnête. De plus, mon père était avocat et je doute qu’il apprécie que je me rabaisse à ce genre d’investigation de caniveau. » Tout ce que j’obtenais comme information, je l’obtenais honnêtement. Et clairement, je n’avais pas une haute estime des journalistes qui devaient tricher pour avoir un scoop croustillant à vendre. Après, je ne disais pas non plus que tous les journalistes faisant cela étaient malhonnête, c’était parfois nécessaire d’agir en sous-marin. Mais pour des choses comme un meurtre, je trouvais cela petit et peu respectueux. Les techniciens s’affairaient autour de la pauvre victime et je ne pus m’empêcher de grimacer, peinée à l’idée qu’une famille serait à jamais brisée. Le lieutenant parla de la curiosité et j’eus un petit haussement d’épaule. « La mienne a déjà failli m’apporter des ennuis… » C’était moi qui avait tenu à aller en Afghanistan pour suivre une unité de soldat et mon rédacteur en chef avait essayé de m’en dissuader. Sauf que j’avais tenu, j’étais têtue. Et j’étais revenue environ trois semaines après, grièvement blessée après une tentative de kidnapping. Et alors que je lui disais que je venais voir si un de ses collègues se trouvaient dans les parages, il n’eut pas l’air de me croire et je ne pus que rire légèrement. « Il est détective. Détective Green, je ne sais pas si vous le connaissez… M’enfin, il est à la crim aussi donc ce serait logique que vous le connaissiez. » Le cas contraire serait étrange.

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut [Marlon]   Jeu 5 Avr - 19:13

La journaliste semble de bonne foi et Marlon se garde bien de lui dire qu'il ne porte pas spécialement les avocats dans son cœur non plus (un certain Aubran Buchanan lui vient bizarrement à l'esprit...) avant de secouer la tête. Pourquoi est-il si méfiant et si distant? Très certainement le stress accumulé au boulot, et puis les jours qui passent sans nouvelles de Scott... mais ce n'est pas une raison pour être désagréable avec tout le monde.

Lorsqu'elle lui dit que sa curiosité lui a déjà apporté des ennuis, il laisse échapper un petit rire. "Oh, ça, je vois crois sur parole, ça m'est arrivé bien trop souvent. J'ai parfois du mal à accepter les choses telles qu'elles sont sans chercher la petite bête. C'est pratique au boulot pour les enquêtes, un peu moins dans la vie de tous les jours." Ses proches ont parfois l'impression de subit des interrogatoires avec lui, mais heureusement il en est conscient et fait de gros efforts pour le faire le moins possible.

"Dis à Clayne que j'ai besoin de son rapport le plus vite possible,"
s'écrie-t-il en direction d'un de ses collègues qui s'apprête à repartir au commissariat central, passant en dessous de la bande jaune qui délimite la scène de crime, avant de reporter son attention sur la jeune femme. "Green? Alexander Green? Et comment que je le connais!" fait-il avec un sourire. "C'est un bon détective. Il bosse sur une autre affaire en ce moment," affirme Marlon sans en dire plus. "Vous êtes amis?" Sa curiosité revient au galop. Il ne sait pas grand chose de Green, qui a tendance à rester dans son coin, solitaire. C'est peut-être l'occasion d'en apprendre un peu plus...
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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut [Marlon]   Jeu 5 Avr - 20:58




Marlon & Anissa


Je remarquais que le lieutenant semblait tiquer quand je parlais des avocats. Peut-être qu’il avait une mauvaise expérience avec eux et j’espérais que mon père n’en fasse pas partie. Néanmoins, je ne savais pas depuis quand le jeune homme était en ville et mon père avait pris sa retraite à la naissance d’Austin donc ils ne s’étaient certainement jamais croisé. On parla de curiosité et je ne pus que sourire quand il ajouta que la sienne aussi lui avait joué des tours. Je haussais alors les épaules en riant légèrement. « Cela doit arriver à tout le monde au moins une fois je pense. » Par la suite, on aborda les raisons de ma présence ici et j’espérais que le jeune homme connaissais Alexander, il me croirait plus facilement. Il se détourna un bref instant de moi pour parler avec un collègue avant de reporter son attention sur moi et me confirmer qu’il connaissait le jeune homme, ajoutant que c’était un bon détective. Cela ne m’étonnait guère, il prenait toujours à cœur son métier, cela s’était vu quand il était militaire et je n’étais donc guère étonnée que cela se confirme maintenant. Ainsi, Alexander était sur une autre affaire. Je hochais légèrement la tête alors qu’il me demandait si nous étions amis. « Disons que l’on s’est déjà croisé par le passé. En Janvier 2013, j’étais en Afghanistan pour faire un reportage sur l’armée. Il était soldat dans l’unité où je me trouvais. On s’est perdu de vue quand j’ai été rapatrié quelques jours plus tard. Et on s’est retrouvé par hasard il y a quelques jours. » C’était les grandes lignes e ma relation avec Alexander. Pas besoin non plus de dire que j’avais été blessée là-bas par une tentative de kidnapping où lui-même avait été blessé. Et bien sûr, pas un mot sur le fait qu’Alexander était le père de mon fils. Je ne voulais pas que l’information s’ébruite et arrive aux oreilles du principal concerné. Après tout, je ne disais pas que le lieutenant pourrait répéter l’information mais il n’était pas seul sur cette scène de crime et je ne voulais prendre aucun risque. « Vous êtes depuis longtemps policier en ville? » J’étais curieuse d’en apprendre plus sur le jeune homme, sur ce collègue d’Alexander. Et je ne me souvenais pas de l’avoir déjà croisé au poste si ce n’est lors de cette enquête sur la corruption où j’avais été envoyé.

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut [Marlon]   Dim 8 Avr - 18:28

Marlon a beau discuter avec la journaliste, ce n'est pas pour autant qu'il ne prête pas attention à ce qui se passe autour de lui. Aux membres de la police scientifique qui continuent à chercher le moindre indice, le moindre élément qui pourrait servir de preuve, le médecin légiste qui est toujours en train d'examiner le corps un peu plus loin, protégé du regard du public par deux policiers qui montent la garde. Qui a dit qu'un homme ne peut pas faire plusieurs choses à la fois?

Anissa et lui discutent de leur connaissance commune, le détective Alexander Green, quand elle dit l'avoir rencontré pendant son service en Afghanistan. Marlon relève tout de suite son utilisation du mot 'rapatriée' qui laisse entendre que son séjour ne s'est pas très bien passé. Elle n'en dit cependant pas plus et Marlon ne demande pas, ce n'est ni le lieu ni le moment pour ça, mais il garde ce détail dans un coin de sa tête. Il pourra peut-être trouver quelque détails supplémentaires un peu plus tard, s'il a le temps entre toutes les enquêtes qu'il doit mener de front... "Je savais qu'il était soldat, mais pas qu'il était en Afghanistan..." Marlon ne connait en fin de compte pas grand chose sur son collègue. Il va falloir qu'il essaye de changer ça. Il aime bien instaurer une relation de confiance avec les gens avec qui il travaille.

C'est au tour de Meanlow de poser une question à laquelle il répond volontiers. "Je suis arrivé à New York en Octobre dernier et j'ai commencé à la Crim' en janvier, pour remplacer un départ à la retraite. On m'a toujours pas viré alors je suppose que je fais bien mon boulot," plaisante-t-il. "Excusez-moi une minute..."

Il semblerait que le médecin légiste ait terminé son boulot et qu'il apporte le corps jusqu'à la morgue. L'examen préliminaire laisse penser que la mort est bien due au coups de couteau, et la victime n'a l'air de n'avoir aucune autre blessure, mais il va falloir un nouveau examen plus poussé pour vérifier tout ça. Son collègue est toujours en train d'interroger le vendeur du kiosque, et deux détectives sont en train de tenter de récupérer les images vidéos des caméras du coin. En attendant, Marlon retourne vers la journaliste. "Et vous? Originaire de New York ou vous êtes venues ici pour votre vie professionnelle?"
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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut [Marlon]   Ven 13 Avr - 11:14




Marlon & Anissa


Je n’étais pas une habituée des scènes de crimes et j’étais curieuse de voir comment les policiers s’organisaient sur un crime. J’étais impressionnée de voir que le lieutenant puisse à la fois répondre à mes questions tout en gardant un œil sur ce qu’il se passait autour de lui. Après, c’était peut-être mieux pour lui de toujours garder un œil sur les autres, au cas où. Et je n’étais pas de celles qui disaient qu’un homme ne peut faire qu’une chose à la fois. Mon père était l’exemple même qu’un homme pouvait gérer plusieurs choses en même temps quand mon frère et moi étions plus jeunes. Tout en discutant d’Alexander, j’eus un petit sourire quand il ajouta qu’il ignorait que le jeune détective y avait été déployé. « Je doute qu’il aime parler de ce genre de choses. La guerre, ce n’est pas rose. » En même temps, c’était logique. Pour avoir discuté un peu avec Alexander, j’avais compris quelques petites choses quant à son départ de l’armée. Et puis, j’avais été moi-même témoin de l’horreur de la guerre et les cicatrices que je portais en étaient les témoins. Mais je ne comptais pas aborder le passé d’Alexander, cela ne me regardait pas. Si le lieutenant voulait en savoir plus, il faudrait qu’il aille directement vers le principal concerné. Il m’expliqua alors qu’il était arrivé récemment en ville et qu’il était encore un bleu à la criminelle. Je ne pus m’empêcher de rire alors qu’il s’excusait de devoir s’éloigner un instant. J’en profitais pour observer la scène de crime, le corps de la victime était dans son sac mortuaire et je ne pus empêcher mon cœur de se serrer. Cette personne n’avait sans doute jamais songé qu’elle allait mourir aujourd’hui, dans une rue de Manhattan, en plein cœur de New York. Mais le lieutenant Ramirez revint rapidement, me coupant dans mon élan de tristesse. J’eus un sourire tout en levant les yeux vers les immeubles. « Newyorkaise de naissance et de cœur. Je n’ai quitté la ville que pour mes études de journalismes et pour mes reportages. Je suis reporter de guerre même si je ne vais plus sur le terrain. » Désormais, je me contentais de recevoir les notes des reporters sur le terrain pour en faire des articles. C’était moins intéressant que d’aller directement sur place mais c’était bien plus sécurisé de travailler dans un bureau. Quoi que, désormais, avec les attentats, on ne savait jamais si on était réellement en sécurité quelque part désormais.

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut [Marlon]   Ven 13 Avr - 22:18


La guerre, c'est pas rose. Phrase qui pourrait sembler un peu bateau et niaise mais sachant qu'elle est allée en Afghanistan, a été témoin, voire peut-être même victime, de la violence et de la folie des hommes, le visage de Marlon s'assombrit un peu. Tout comme Alexander, d'ailleurs. Mais ce n'est jamais facile de parler des tragédies qui nous arrivent, Marlon en sait quelque chose. "C'est vrai. Mais il ne parle pas beaucoup tout court. Ou alors c'est juste à moi, peut-être qu'il n'aime pas ma tête, j'en sais rien," plaisante-t-il histoire de détendre un peu l'atmosphère. Si on peut vraiment détendre l'atmosphère sur une scène de crime en évoquant le déploiement des troupes dans un pays en guerre... Mais ça vaut le coup d'essayer. L'humour permet de tenir dans ce genre de métiers difficiles, même si ça peut paraître un peu bizarre pour certains.

Alors qu'ils discutent de l'arrivée de Marlon à New York, il doit s'éloigner un moment pour veiller au bon déroulement de l'enquête préliminaire, et même s'il ne fait pas grand chose lui-même, il s'assure que tout se passe bien, que chacun fasse bien son travail en temps et en heure. Le corps part vers la morgue, la police scientifique a presque fini, ils ne vont pas tarder à tous repartir. Ça tombe bien parce que l'averse est vraiment imminente. Lorsqu'il retourne vers la jeune femme, il la questionne un peu à son tour. "Une vraie petite New Yorkaise, alors! Je dois avouer que ça m'a fait comme un choc, l'hiver ici. J'ai quasiment vécu toute ma vie en Californie, avec un détour au Texas avant d'arriver ici..." Vivement l'été, avec le soleil et la chaleur qui l'accompagnent... "Je suis un peu moins sur le terrain également, depuis que je suis passé Lieutenant. C'est à ses inconvénients mais aussi ses avantages." Surtout niveau salaire, et reconnaissance. Mais après des années et des années à gagner des cacahuètes, Marlon estime qu'il le mérite bien. Et puis avec les responsabilités qu'il se tape, autant que ce son travail soit reconnu à sa juste valeur. "Vous avez beaucoup voyagé, je suppose. Des destinations un peu plus... accueillante que l'Afghanistan, j'espère!" A part le Canada et le Mexique, Marlon n'a jamais vraiment voyagé. Il aimerait beaucoup changer ça, et pourquoi pas visiter un peu l'Europe l'année prochaine.  
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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut [Marlon]   Lun 16 Avr - 15:30




Marlon & Anissa


Pour beaucoup, je pouvais paraître idiote à dire que la guerre n’était pas rose. Les gens le savaient mais peu le comprenaient. A part les soldats qui partaient au front et les journalistes qui les suivaient, personne ne savait réellement ce qu’il se passait dans les pays en guerre. Et j’en avais vu des horreurs, j’avais recueillis des témoignages bouleversant d’hommes et de femmes à qui la guerre avait tout enlevé. Des hommes torturés à cause de leur religion, de leur statut politique. Des femmes violées, mutilées, traitées en esclave sexuel… J’avais vu trop d’horreurs dans le monde pour dire que la guerre était un mal pour un bien. Il n’y avait rien de bien qui pouvait ressortir d’une telle chose. Sauf que l’être humain était incapable d’aimer son semblable. Rien qu’à voir aux Etats-Unis, les débats qu’il peut y avoir autour de l’homosexualité ou encore du droit des femmes. Je sortis de mes pensées quand le lieutenant ajouta qu’Alexander ne parlait pas beaucoup de l’Afghanistan car il ne parlait déjà pas beaucoup. Je ne pus m’empêcher de sourire tout en hochant la tête. « Cela dépend de la personne qu’il a en face de lui je pense. » Après tout, je ne pouvais pas me plaindre que le jeune homme ne parle pas beaucoup car je n’avais pas tellement remarqué. Après tout, nous avions parlé ensemble en Afghanistan puis ici, quand nous nous étions retrouvés. Par la suite, il fit la réflexion que j’étais une véritable petite new yorkaise et je ne pus m’empêcher de rire. C’était exactement ça. Et je ne pus que comprendre le choc de l’hiver que le jeune homme avait dû vivre. « On finit par s’y habituer. Pour ma part, j’ai parfois du mal quand il fait trop chaud, je ne peux que comprendre. » Il me parla alors des autres endroits que j’avais pu voir, certainement plus accueillant que l’Afghanistan. « Cela dépend. Durant mes vacances oui, j’ai beaucoup voyagé dans les différents états des Etats-Unis. Mais pas spécialement dans mon métier. Je suis spécialisée dans les conflits alors j’ai fait beaucoup de pays en guerre. » Et clairement, cela ne me dérangeait pas de n’être désormais plus sur le terrain. Parce qu’avec le conflit en Syrie et tout ce qu’il s’y passait, je n’aurais certainement pas supporté bien longtemps.

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