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 KINLEY ✘ Close Call

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Arrivé(e) à NY depuis le : 05/11/2017
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MessageSujet: KINLEY ✘ Close Call   Ven 30 Mar - 17:59


Close call
Kinley & Kelly

C'était la première fois que je rentrais aussi tard sans aucune excuse valable. Je n'étais pas saoul, je n'avais pas été voir une autre femme, j'avais juste eu un tout petit accident du travail. Je m'étais fait tirer dessus. Rien de grave, la balle s'était arrêtée dans mon gilet par balle, mais j'étais tombé et ma tête avait cogné le sol ce qui m'avait valu un petit tour aux urgences.

Mon pauvre médecin avait du gérer mon doux caractère, il s'était fait aboyer dessus - et pas par Blue qui était repartie avec un collègue pour la nuit -, je ne m'étais pas laissé examiner et avant qu'il ne puisse faire quoi que se soit j'avais tenté de m'enfuir. Une infirmière m'avait rattrapé avant que je ne sorte et m'avait littéralement trainé pour que je fasse un scanner. Du coup je m'étais retrouvé à la case départ, dans un box, à attendre que l'on me dise que tout allait bien. Parce que ça ne pouvait pas être autrement, je me sentais bien, un peu secoué, mais pour le reste j'allais bien. J'avais forcément un énorme hématome au point d'impact et une bosse à l'arrière du crâne, je n'allais pas mourir pour ça. Je voulais juste vite partir de là pour rejoindre Kinley. Une heure de retard pour notre rendez vous ça pouvait passer, non ? Une heure s'était transformée en quatre, puis sept et j'avais finis par craquer et partir en douce à 4 heure du matin. Toutes ces heures à attendre n'avaient eu qu'un seul effet sur moi, faire grimper ma tension.

Sur le chemin du retour j'avais réfléchi à comment expliquer ce qu'il s'était passé à Kinley, mais je n'avais pas vraiment trouver de solution à mon problème. J'aurais pu l'appeler et tout lui dire dès le début, elle serait venue me rejoindre à l'hôpital - surtout que j'avais été amené là où elle travaillait -, mais j'avais voulu l'épargner. Je m'étais bêtement dit que si elle ne savait pas ce qu'il se passait, elle n'aurait pas le temps de stresser. C'était avant que les heures ne défilent, là j'avais réalisé ma connerie et je m'étais dit qu'il était trop tard pour essayer de l'appeler. Maintenant il ne me restait plus qu'à croiser les doigts pour qu'aucune collègues à elle ne m’aient reconnu, je préférais qu'elle entende l'histoire de mes mots, plutôt que par un message d'une personne que je ne connaissais pas.

L'appartement était calme. Pas un bruit, pas une lumière d'allumée... La confrontation allait devoir attendre le matin. J'appréhendais. Autant j'avais pu être en colère aux urgences, autant maintenant j'avais peur de la réaction de Kinley. On avait tellement de projet ensemble et lui dire que j'aurais pu mourir, comme ça, et la laisser seule...
J'avais retiré mes chaussures et ma chemise qui était trouée, avant d'aller vers le frigo. Je n'avais rien mangé depuis des heures et j'avais faim. J'allais manger un morceau avant d'aller me coucher. Pas que je sois fatigué, mais dormir aiderait surement avec la douleur. J'ouvris le frigo pour trouver de quoi manger, rien ne me faisait vraiment envie, mais je pris quand même une pomme. Celle ci m'échappa des mains et alors que j'allais la ramasser j'eus l'impression d'être observé et en me retournant, elle était là. « Salut... » Je tentais tant bien que mal de cacher mon malaise. J'aurais du l'appeler, j'aurais vraiment du... « Je peux t'expliqer. »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Ven 30 Mar - 23:47

La table est dressée. J'ai voulu créer une petite ambiance romantique alors j'ai allumé des bougies un peu partout dans l'appartement. Je voulais lui faire une petite surprise. Mais c'est moi qui l'ai eue la surprise. Au début je regardais ma montre, ne ressentant que de l'impatience à le voir rentrer. Puis une légère inquiétude. Mais la circulation à New-York... on peut facilement avoir du retard. Le saumon en papillotes attendait de passer au four, une cuisson qui doit être réalisée en dernière minute, et assise sur le bord du canapé je tentais de calmer mes nerfs. Mais arrivé un moment, j'ai bien compris que quelque chose n'allait pas.

D'abord j'ai essayé de l'appeler. Mais je tombais systématiquement sur son répondeur. Kelly... où es-tu ? Je m'inquiète, appelle moi ! ... Mais qu'est-ce qui se passe ? Je deviens folle, donne moi des nouvelles !... Où es-tu... . Tous les quart d'heure je laissais un message sur ce fout répondeur. Je tournais dans l'appartement comme un lion en cage. Je n'osais pas quitter l'appartement alors j'ai appelé le poste. Le flic au téléphone n'était pas très aimable. Il m'a répondu que si un des hommes avait eu un problème ils le sauraient... Que connaissant Davis il devait certainement chercher la bagarre dans un bar. Si j'avais été devant lui, j'aurais giflé cet enfoiré !

Alors j'ai commencé à faire le tour des hôpitaux de la ville, zappant totalement le fait que concernant les forces de l'ordre, les hôpitaux ne diffusaient d'information qu'à la famille très proche, c'est la procédure. Époux, parents, enfants. Moi, je n'étais rien de tout ça. Et la fille de l'accueil a l'hôpital où je bosse est une nouvelle, elle ne me connaît pas, donc pas de passe droit. Beth, elle m'aurait dit qu'il était là. Elle aurait contourné la règle pour moi parce qu'elle me connaît bien. Mais cette fille... en tapant son nom sur l'ordi elle est tombée sur sa fiche où il est indiqué en grand qu'il est policier, et ne voyant pas mon nom dans la courte liste des gens apparentés à lui, elle a juste dit qu'il n'y avait pas d'entrée à ce nom là. Tout ça pour dire que tous m'ont répondu qu'aucun Kelly Davis n'avait été admis chez eux et que j'ai pris ça pour argent comptant. J'ai même appelé la morgue du comté ! Rien, nulle part, personne ne l'avait vu. Et je refusais de croire qu'il soit allé se saouler dans un bar. Ce n'était pas lui... ou du moins ça ne l'était plus. J'avais confiance, je ne pouvais pas croire ça.

Les heures ont passé. J'étais mortifiée. Je n'osais pas appeler ses parents pour ne pas les inquiéter. S'ils savaient quelque chose, ils m'auraient appelée de toute façon. Je l'imaginais mort dans une ruelle. C'était la seule explication. Quelqu'un l'avait tué et il n'avait pas encore été découvert parce qu'on avait caché son corps dans une benne à ordures ou on l'avait jeté dans l'Hudson. Je ne savais plus quoi faire. Je me suis retrouvée dans le noir total quand les bougies se sont éteintes et je me suis rendue comme un automate jusqu'à notre chambre. Assise sur le lit, j'ai réessayé de l'appeler. Quand le bip de son répondeur a retentit je n'ai laissé échapper qu'un sanglot et j'ai raccroché. Ça ne sert à rien. Je me suis laissée aller sur le lit, adoptant une position fœtale et pleurant tout mon saoul. Le sommeil m'a pris par surprise.

C'est un bruit qui m'a réveillé. La porte d'entrée. J'ai cru que j'avais rêvé mes des pas m'ont confirmé ce que j'avais cru entendre. Alors je me suis levée et j'ai avancé jus qu'la pièce de vie, un eu groggy. La lumière de l'intérieur du frigo a illuminé la cuisine et je me suis figée en voyant Kelly. Penché, visiblement à la recherche de quelque chose à manger. Il est là, vivant... et alors qu'il me dit "salut", je cligne des yeux, totalement hébétée. Je dois avoir une sacrée tête, échevelée, du mascara plein les joues... quand sa voix résonne à nouveau je n'ai qu'un réflexe, courir dans ses bras. Je le percute de plein fouet et le serre, me remet à pleurer, de soulagement cette fois. Je le serre très fort contre moi, comme si ma vie en dépendait. C'est comme s'il revenait d'entré les morts.


J'ai eu si peur...


Je souffle entre deux sanglots. Il est là, il va bien. Oui... il va bien. Et c'est là que la réalité me rattrape. Il va bien alors... merde ! Je me recule, et cette fois je suis furieuse. Vraiment.


Bordel mais où est-ce que tu étais ? Je t'ai laissé plein de messages, j'ai appelé au poste, contacté tous les hôpitaux, j'ai même appelé la morgue ! J'ai appelé la morgue Kelly !!! Je croyais que tu étais mort et qu'on ne t'avait pas encore trouvé ! Tu imagines l'angoisse ? Est-ce que tu réalises à quel point j'ai eu peur ?


C'est là que je me rends compte... il manque... Mon dieu j'espère que...


Blue... où est Blue ?
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Sam 31 Mar - 1:11


Close call
Kinley & Kelly

En me voyant Kinley s'était précipitée contre moi et était venue me percuter de plein fouet. Le choc m'avait coupé le souffle à cause de la douleur, mais je n'avais rien dit parce qu'elle était en larme. Elle avait cogité toute la soirée, toute la nuit en fait, pour moi... Personne ne m'avait jamais attendu comme ça. J'avais vraiment merdé la communication ce soir. Et d'ailleurs elle ne manqua pas de se reculer lorsqu'elle le réalisa à son tour et de me crier dessus. Elle passait des larmes à la colère et je me taisais pour écouter. C'était encore la meilleure chose à faire après ça. « Blue va bien, elle est chez un collègue. Elle ne pouvait pas venir avec moi. » Dans un sens c'était mieux parce que Kinley était tendue - c'était la première fois que je la voyais dans cet état - et qu'elle avait surement besoin de passer ses nerfs sur moi. « Je ne voulais pas t'inquiéter, je pensais pouvoir rentrer rapidement. » Il y avait toujours des larmes sur son visage, de longues traces de mascara sur ses joues, alors je ne rentrais pas trop dans les détails. Elle était infirmière, elle était capable de comprendre le déroulé de ce qui s'était passé en regardant mes blessures.
La surcharge émotionnelle qui la tenait contrastait avec mon attitude de réserve, je me comportait presque comme un gamin devant ses parents après avoir fait une connerie. L'insolence en moins. Mais la voir comme ça m'affectait. J'aimais Kinley et l'inquiéter un peu aurait été moins dévastateur pour elle que de ne pas savoir ce qu'il m'était arrivé pendant des heures  entières. « J'aurais du appeler. Pardon. »
Il y avait toujours cette distance entre nous et j'hésitais à l'enlever pour aller la réconforter. C'était de ma faute. Elle avait cru perdre ce qu'on avait parce que l'idiot que j'étais avait décidé de ne pas prendre son téléphone deux minutes pour la prévenir.

« J'étais en autopilote. Je savais que ce diner était important, mais je ne voulais pas que tu débarques aux urgences paniquée à cause de moi. » Je ramassa ma pomme par terre, grimaçant au moment de me baisser. Il n'y avait que moi pour mettre des pommes au frigo, mais c'était comme ça que je les aimais, bien froides. « De toute façons je ne t'abandonnerais pas, on a trop de projets à réaliser. » Dis-je sans grande conviction pour essayer de détendre l'atmosphère.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Sam 31 Mar - 18:31

Jamais je n'avais ressenti une telle peur.  L'espace de quelques heures j'ai cru l'avoir perdu.  Le fantôme de ma mère est revenu me hanter, comme pour m'annoncer un nouveau manque à venir.  J'avais peur de re sombrer dans mes tourments, de perdre les pédales comme je l'avais fait avec elle quand j'avais découvert son corps.  On n'avait encore rien construit lui et moi...
Le voir là en parfaite santé est un énorme soulagement.  Je respire à nouveau, mon monde se remet en place.  Mais dans un même temps je lui en veux terriblement.  Pourquoi ne m'a-t-il pas appelée ? Est-ce qu'il pense que je m'en fous ?  Que je n'ai pas de cœur ?  Je suis en colère contre lui, il ne peut pas me faire ce genre de chose !  Je veux des explications.  Mais rapidement je réalise que Blue n'est pas là.  Quelque chose cloche... elle devrait être avec lui.  Soudain j'ai peur pour elle... je m'y suis énormément attachée, elle est comme un membre de ma famille.  Mais Kelly me rassure.  Elle va bien.  Elle est avec un collègue.  Mais pourquoi ?


Elle ne pouvait pas venir avec toi ?  Mais pourqu...


Désolée, j'étais vraiment en plein dans le stress, il faisait sombre dans la pièce, alors je n'avais pas encore remarqué l'ecchymose sur son abdomen.  Ma voix s'est tue dès que mes yeux l'ont remarqué.  Je restais là, oubliant presque de respirer, réalisant soudain ce qui s'était passé.  J'ai fait des stages aux urgences pendant mon internat, alors je sais exactement ce que c'est.  On lui a tiré dessus.  Mon dieu... c'est son gilet pare-balles qui l'a sauvé.  Si le tireur avait visé plus haut il aurait pu...  Je sens une énorme boule se former dans mon ventre.  C'est ce que je redoute tout le temps.  Les risques du métier.  Jusque là il n'y avait jamais eu d'incident mais cette fois il aurait vraiment pu y rester.  


J'ai paniqué Kelly.  Ici, toute seule.  Si j'avais pu y aller, j'aurais paniqué beaucoup moins longtemps.


Moi aussi je suis en auto pilote là.  Y'a toute l'adrénaline qui retombe et je me sens fourbue.  J'ai mal partout.  Des larmes remontent et inondent mes yeux.  Oui on a des projets.  De magnifiques projets.  Mais même sans ça j'ai besoin de lui.  Je crois que je n'ai jamais autant réalisé à quel point.  Je ne sais vraiment pas ce que je deviendrais sans lui.  Avant je fonctionnais bien seule parce que je ne le connaissais pas.  Mais maintenant qu'il est entré dans ma vie, il m'est devenu indispensable.  Je m'approche doucement et pose le bout de mes doigts sur la blessure, l'effleure à peine pour que ça ne lui fasse pas mal.  


Ça t'a brisé une côte ou pas ?


Faut que je me reprenne, que j'arrête de chialer.  Il est là.  Il est blessé mais il va bien.  Je lâche un long soupire et me glisse dans ses bras.  Cette fois je fais attention, mais j'ai vraiment besoin de ça, besoin de ses bras, besoin de le toucher, de respirer son odeur.


Je t'aime.  Je ne veux pas te perdre.  Jamais.


Entre nous ça a été si vite... Pourtant j'ai l'impression de le connaître depuis toujours.  Kelly est devenu mon point d'ancrage, je suis littéralement folle de lui.  Et c'est loin de n'être que physique.  Ce que je ressens est bien plus profond.


Je dois avoir une tête épouvantable... je vais prendre une douche.
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Sam 31 Mar - 23:00


Close call
Kinley & Kelly

C'est son silence qui m'indiqua qu'elle avait remarqué mon hématome. Elle reliait les différents faits pour construire l'histoire de la soirée. Elle réalisait que ce n'était pas passé à grand chose, et même si j'allais bien maintenant elle devait se dire qu'un accident dans mon corps de métier pouvait vite tourner au drame. Et c'était vrai, mais c'était la première fois que je me faisais tirer dessus, tous mes autres accidents avaient été minimes. « Je n'ai pas d'excuses, j'aurais du appeler. » Sur le coup j'avais voulu lui épargner l'angoisse de me savoir à l'hôpital, je n'avais pas pensé au reste, encore moins à ce qu'elle avait pu s'imaginer. C'était impardonnable et immensément stupide de ma part. Je lui en aurais voulu si à ma place elle n'avait pas tout fait pour me contacter.
Les larmes sur son visage se remirent à couler alors que ses doigts frôlaient mon torse. Ce n'était pas douloureux physiquement, mais j'étais mal intérieurement. J'étais celui qui l'avait mis dans cet état et c'était à l'opposé de ce que je voulais pour elle. Et les mots que j'allais lui dire n'allaient surement pas l'apaiser. « Je ne sais pas, je suis parti avant d'avoir les résultats. » Toutes ces décisions que j'avais prises sans y réfléchir étaient en train de me rattraper. Je ne lui en aurais pas voulu de s'énerver à nouveau, mais on n'en avait pas besoin. Ni elle, ni moi. Je savais qu'elle m'en voulait, mais pour le moment tout ce qui comptait c'était d'être ensemble, de l'avoir dans mes bras.
Qu'est ce que je deviendrais sans elle ? Pas grand chose. En quelques mois elle avait réussi à m'apprivoiser et à me faire devenir un homme plus ouvert et heureux. Malheureusement je n'étais pas encore au point pour communiquer, même avec elle, la délicatesse, la finesse, n'étaient pas mes points forts et je restais l'inconditionnel maladroit... Ce n'était pas parfait, mais ça lui convenait. A moi aussi. Je l'aimais et je ne m'imaginais plus vivre sans elle. Je rêvais souvent de ce que je voulais pour notre futur, du jour où elle me dirait oui, ou la première fois que je verrais notre bébé... J'étais impatient et excité rien que d'y penser, bien sur que j'avais toujours peur, mais ça faisait partie intégrante de mes envies. Le piment de l'histoire en quelque sorte.
« Reste un peu. » Dis-je alors qu'elle se détachait déjà de moi. Je n'avais pas envie d'être seul, je me foutais bien qu'elle ai du mascara sur le visage, ce n'était pas ça qui m'importait. J'étais incapable de reconnaitre mes émotions, c'était trop intense, tout ce que je comprenais c'était que je la voulais. Je l'aurais suivi s'il n'y avait pas eu cette petite voie dans ma tête qui me répétait à quel point j'étais idiot, qu'elle avait surement besoin d'être loin de moi pour pouvoir se détendre.

Je n'avais finalement pas mangé ma pomme et j'étais resté loin de Kinley. Assis sur le bord du lit je ne savais pas quoi faire. J'avais beaucoup de regrets par rapport à ce qu'il s'était passé ce soir. Si Blue avait été là elle serait venue poser sa tête sur mes genoux pour que j'essaie de penser à autre chose. Elle n'était pas là et je n'avais d'autre choix que d'avoir l'esprit bloqué la dedans. La culpabilité me bouffait tout doucement et je me sentais monter en pression. J'étais de plus en plus colère envers moi même. La douche de Kinley semblait durer des heures et je ne pouvais pas me coucher sans elle. Il fallait de toute façon que je passe par la salle de bain pour me passer sous l'eau aussi. Puis à quoi bon aller se coucher, il était 5h passé, bientôt l'heure de se lever pour aller bosser.
Je ne tenais plus en place, alors je me leva pour la rejoindre à la salle de bain. Elle n'était plus sous la douche, elle était debout devant le miroir, immobile et très silencieuse. « Je voulais te demander en mariage, c'est pour ça que j'étais distrait et que c'est arrivé. » Toute la journée d'hier je n'avais pensé qu'à ça. A notre diner, à la surprise que je lui avais préparé. Je ne m'étais pas concentré sur mon boulot et je m'étais fait avoir. Mes plans étaient tombés à l'eau. Maintenant ma belle demande était foutue, l'effet de surprise aussi, mais elle savait la raison de ce foutu accident. « C'est pour ce matin ? » Demandais-je en voyant une boite de test près du lavabo. J'étais un peu perdu entre les tests d'ovulation, ceux de grossesse - même si j'avais un peu regardé sur le net, les boites ne m'étaient pas familières -, je n'en avais jamais vu en vrai. Puis ce n'était pas le moment idéal. « Je peux ressortir si t'as pas fini. » Quoi qu'elle soit en train de faire. J'étais gêné et je ne savais plus où me mettre. J'avais du mal à décrypter ses regards et ses mouvements, j'avais besoin de l'entendre me dire clairement les choses. Je préférais la voir s'énerver une bonne fois pour toute plutôt qu'elle ne garde les choses en elle et que ça finisse par briser ce que l'on avait. Je savais comment ça fonctionnait, j'étais le meilleur quand il s'agissait de briser de l'intérieur - tristement -.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Lun 2 Avr - 12:03

Je crois que le trop plein d'émotions m'a complètement vidée. Je peux dire sans la moindre exagération que j'ai vécu l'enfer aujourd'hui. Le pire des scénarios s'était invité dans mon esprit et je crois qu'il est encore fiché dans un coin de ma tête à me narguer. Moi si positive... je reste bloquée dans cette peur qui a fait de moi son esclave des heures durant. Je suis terriblement soulagée que Kelly soit là devant moi, et en même temps j'ai peur que ça ne soit qu'un sursis, comme si ce qu'on partageait était trop beau pour que le destin nous laisse libre de le vivre.

Je sais que ça n'a aucun sens. Et je sais que tout cela vient du fait que je suis encore de l'émotion. Il faut que je redescende. Je dois absolument me poser et faire le vide, me concentrer pour évacuer tout ça. J'ai besoin d'un peu de temps, il me faut m'isoler un peu parce que je ne veux pas qu'il me voie comme ça. Quand maman est morte, je n'ai plus prononcé un mot pendant six mois. C'était ma façon de me réparer je crois. M'isoler du monde était une solution de repli, je me protégeais comme je pouvais. Bien sûr ici je suis loin de ressentir la même chose. Mas j'ai un peu le même fonctionnement. Il me fait ce temps pour moi.

Alors je m'éloigne, même s'il voudrait que je reste. De n'est pas pour le punir, c'est un besoin pour me retrouver. Prendre une douche pour effacer les traces de la nuit infernale que je viens de passer, faire quelques exercices de respiration pour me détendre et le répéter encore et encore comme un mantra qu'il va bien, voilà à quoi je passe mon temps sous le jet d'eau chaude. Quand je pense avoir réussi à apaiser un peu mon esprit, je sors de la douche et me sèche, m'enroule dans un peignoir de bain et vais devant le miroir pour me peigner les cheveux. Je déteste l'image que me renvoie le miroir... mais ça ira mieux dans quelques heures. La première chose que je vais faire en arrivant à l'hôpital c'est récupérer ses résultats. S'il s'est fracturé une côte il devra porter une bande et faire attention à ses mouvements, c'est important de le savoir. Je suis en train de penser à ça quand la voix de Kelly résonne dans la salle de bains. Je ne l'avais même pas entendu entrer.

Mon regard trouve le sien dans le miroir et ses mots me heurtent de plein fouet. Il voulait me demander en mariage... il était distrait. Mon dieu cette soirée aurait dû être si belle ! Je déglutis difficilement et je suis son regard quand il se pose sur le test de grossesse. Je devais le lui donner ce soir... ce dîner c'était pour ça. J'ai même réussi à oublier ça ! Comment est-ce que j'ai pu ! C'est quand il me propose de quitter la pièce que je réagis enfin, comme sortie de mon hébétude.


Non ! Ne pars pas.


Je me retournais pour lui faire enfin face et m'avançais jusqu'à lui. Je prenais son visage entre mes mains et me hissais jusqu'à lui pour l'embrasser. Doucement j'enroulais mes bras autour de son cou, prolongeant ce baisers qui me faisait un bien fou pendant un long moment.


Ce n'est pas pour demain. Je l'ai fait il y a deux jours.


J'allais rechercher le test de grossesse et lui mettais la boîte dans les mains.


Ouvre...


Ce n'était pas vraiment comme ça que j'avais prévu de le lui annoncer, mais finalement quelle importance ? Le principal n'était pas là. Il y avait des deux petites barres bleues qui annonçaient un test positif, celles qu'on espérait voir apparaître depuis plusieurs mois.


On va avoir un bébé Kelly. Le test est positif... je suis enceinte.
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Lun 2 Avr - 20:54


Close call
Kinley & Kelly

« On va avoir un bébé ? » Kinley était enceinte. Le test me le montrait, elle me le disait. J'étais chamboulé, à court de mot et surtout débordé par mes émotions. Je sentis des larmes me monter aux yeux alors que je la reprenais dans mes bras. « Je suis tellement désolé Babe. Je suis désolé... » Je m'en voulais encore plus pour cette nuit d'angoisse que je lui avais fait subir. Hier soir aurait pu être le plus beau soir de nos vies et j'avais tout gâché. Elle était enceinte. J'allais être papa, moi... L'idée même d'être proche d'un môme me foutait en rogne il y a quelques mois de ça et maintenant je chialais parce que j'allais en avoir un à moi. Des larmes de bonheur. « Je vais être papa. » Mon discours partait dans tous les sens mais c'était parce que tout n'était pas clair dans ma tête. Mon corps se détacha du sien et je me mis à genoux devant elle, écartant avec tendresse les pans de son peignoir. Je voulais juste poser mon visage contre son ventre encore plat. Je n'avais rien à dire. On avait réussi à fabriquer une vie et elle se trouvait juste là.

Après un long moment à avoir mon visage contre son ventre, mes larmes s'étaient faites plus rares et je m'étais relevé avec un sourire simple sur le visage. J'étais heureux. Ça allait être compliqué de cacher mon bonheur à mes parents ou même à mes collègues, je ne souriais jamais comme ça. J'étais le roi quand il s'agissait de faire la gueule et même si je l'étais beaucoup moins depuis que j'étais avec Kinley, ça restait le cas la moitié du temps. C'était mon visage de tous les jours. Fin plus maintenant parce qu'elle attendait un bébé et que j'étais excité. « Tu vas avoir notre bébé. » Dis-je en allant poser un baiser sur ses lèvres. Yep ! Et dire que j'aurais pu tout gâcher, ça ne s'était joué qu'à quelques centimètres. Quelqu'un m'attendait à la maison à présent et je devais faire en sorte que ce genre d'accident ne se reproduise plus. Alors peut être qu'aujourd'hui je demanderai un jour de repos, pour ne pas prendre de risque inutile et me reposer. C'était la meilleure chose à faire. Récupérer Blue, attendre patiemment - ou en organisant je ne sais pas moi... un diner romantique par exemple - que Kinley ne revienne du boulot, et essayer de ne montrer à personne à quel point j'étais un homme heureux et épanoui.

« Je te prépare un petit déjeuner pendant que tu t'habilles ? » Elle allait devoir y aller et je voulais qu'elle prenne un petit quelque chose à manger avant de filer. Je savais que dans le service où elle travaillait il ne pouvait rien lui arriver, mais je préférais prévenir que guérir. J'allais être ultraprotecteur - chiant - dans les mois à venir. Je risquais de la rendre complètement folle. « Pancake ou bacon ? »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Mar 3 Avr - 1:42

La réalité m'avait presque échappé. Pendant plusieurs heures, j'avais vécu dans l'angoisse et ça avait occulté tout le reste. Même ça... une part extrêmement importante de ma vie. De NOTRE vie ! Il était temps de lui annoncer la nouvelle. Je fais des tests régulièrement depuis qu'on a décidé de lancer ce beau projet mais jusque là ça n'avait rien donné. Il y a deux jours par contre, les deux barres sont apparues. Je ne vous raconte pas mon état d'excitation ! J'ai voulu l'annoncer à Kelly immédiatement mais je me suis vite ravisée. Un test urinaire n'était pas suffisant... ce n'est pas assez fiable. Je devais faire une prise de sang. Comme je bosse à l'hôpital j'ai pu avoir les résultats assez rapidement. Et le résultat est tombé, il a confirmé la grande nouvelle.


Oui, on va avoir un bébé...


Le voir comme ça me rendait heureuse. Et j'étais émue de voir son émotion. Je me suis blottie dans ses bras et j'ai fermé les yeux un instant, savourant le bonheur de le sentir contre moi.


Chuuuut... je sais que tu es désolé...


Je voulais oublier tout ça. J'ai vécu les heures les plus difficiles de ma vie depuis longtemps mais je ne voulais pas qu'elles aient des conséquences fâcheuses. J'ai eu peur, mais tout va bien. Il va bien. Alors moi aussi. Kelly semblait avoir besoin de se répéter la nouvelle encore et encore pour l'assimiler complètement. C'était terriblement touchant. Et le voir pleurer l'était encore plus. Parfois j'ai l'impression d'être l'un des rares privilégiés à connaître le vrai Kelly. La seule avec qui il se permet d'être lui-même. J'aime cet homme là. Tandis qu'il ouvre mon peignoir et s'agenouille pour poser sa joue sur mon ventre, je caresse tendrement ses cheveux.


Bientôt tu vas pouvoir lui parler. Il reconnaîtra ta voix quand il viendra au monde.


Ça fonctionne vraiment. Beaucoup d'enfants s'apaisent quand ils entendent la voix de leur père, et le peau contre peau fait des miracles. C'est une technique qu'on utilise souvent dans notre service. Dans le ventre de sa mère, un fœtus est bien plus réceptif qu'on ne peut le penser, les trois derniers mois surtout où il entend, ressent, perçoit de nombreux signes. Je souriais à mon homme qui se redressait et accueillais son baiser. J'aurais voulu que le temps se fige encore un instant, mais il filait. Et c'est vrai, il était temps que je me prépare pour aller bosser. Je n'en n'avais pas vraiment envie, j'aurais préféré profiter de lui encore un moment, mais je n'avais pas vraiment le choix.


Oui, ça serait vraiment adorable, il faut que je me prépare.


Juste un maquillage léger, ça fera l'affaire. C'est vrai que je ne peux plus sauter le petit déjeuner maintenant !


Plutôt des céréales complètes avec une banane coupée en morceaux dedans, un yaourt et un verre de jus d'orange s'il te plaît. Je dois faire attention à ce que j'avale !


Et oui, je ne mange plus que pour moi maintenant ! Ça fait si longtemps que j'attends ça que je n'arrive pas à croire que ça soit vrai. J'applique un peu d'anticernes sous mes yeux pour cacher les dégâts provoqués par les événements de la nuit, un voile de poudre, un trait d'eye-liner, puis je file enfiler une robe et des escarpins avant de revenir vers la cuisine où Kelly finit de presser des oranges. Je pose un baiser sur sa nuque et m'installe au bar pour commencer à manger.


J'en suis à six semaine d'aménorrhée, donc quatre semaines de grossesse. J'ai pris un rendez-vous pour la première échographie, ça sera le 4 juin... tu pourras te libérer ? C'est pour 14h30 à l'hôpital.


Ça me semble tellement loin ! Mais on ne fait pas d'échographie avant, ça ne sert à rien. Ma prise de sang est bonne et je n'ai même pas encore de nausées matinales ou de fatigue. Peut être que ça viendra dans les prochains jours... peut être pas. Chaque femme est différente, chaque grossesse est différente.


Je devrais accoucher vers le 10 décembre donc... on devrait pouponner pour Noël.
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Mar 3 Avr - 22:39


Close call
Kinley & Kelly

« Et qu'est ce qu'ils ont mes pancakes ? » Lui demandais-je avec un faux air sérieux pour la taquiner. J'aurais préféré lui faire un petit déjeuner spécial, mais elle en voulait un simple et c'est ce que j'allais lui préparer. Le temps nous était compté ce matin et même si cette journée était merveilleuse pour nous, des tas de bébés avaient besoin d'elle dans son service. Ils étaient prioritaires - pour le moment -.
J'étais en train de presser des oranges lorsqu'elle vint me rejoindre au niveau du bar de la cuisine. J'avais encore les yeux rouges d'avoir pleuré, mais je souriais comme un idiot. Elle était rayonnante et maintenant que je savais qu'elle portait notre bébé je remarquais les quelques changements physiques que son corps avait opéré.
« Je ne manquerai ça pour rien au monde. » Et d'ailleurs j'irais poser ma journée le plus rapidement possible pour être certain de l'avoir. Je ne plaisantais pas quand je disais que j'avais besoin d'un minimum de contrôle, et participer à toutes les étapes de cette grossesse était important pour moi. Les échographies, les rendez vous, les prises de sang même, je voulais pouvoir être au plus près pour comprendre, vivre, et surtout partager avec Kinley cette expérience. « Ca me parait à la fois très loin et très proche le 10 décembre. » En parler avec elle rendait les choses vraiment très réelles. Elle était enceinte, un bébé se cachait sous son nombril et d'ici quelques mois j'allais pouvoir lui parler, le sentir, et après on allait devoir faire une place dans notre vie pour ce petit être.
« Pour ce qui est de pouponner à Noël, je te laisserais voir ça avec ma mère. » Ma mère allait kidnapper ce bébé et l'envelopper d'amour, elle allait être une grand mère géniale. Elle attendait que je construise ma famille depuis des années et maintenant que c'était fait je savais d'avance qu'elle allait être heureuse. Et surexcitée. Lui annoncer allait être épique. J'allais devoir attendre encore quelques semaines avant de pouvoir lui dire et ça allait être compliqué, elle me connaissait, elle allait savoir que je lui cachais quelque chose d'important à la seconde où elle me verrait. « D'ailleurs en parlant d'elle, tu ne l'as pas appelé hier, si ? » J'allais me faire tuer si Kinley avait appelé mes parents en panique.

Kinley avait mangé son petit déjeuner et j'avais bu mon café en la regardant, avant que l'on ai à partir. Je m'étais proposé d'être son chauffeur car je devais de toute façon récupérer Blue, mais aussi aller voir mon boss. Je voulais discuter avec lui des différents jours de congés que je voulais avoir, de la possibilité de patrouiller dans un coin plus tranquille pendant quelques semaines au moins. J'avais également beaucoup de choses à préparer pour ce soir, pour ce "rendez vous" bis. « Babe, tu es prête ? » Je l'attendais devant la porte avec mon sac et mes clefs à la mains. La douleur était toujours présente, mais moins qu'avant, elle était supportable quand je ne mettais pas trop de pression dessus. Ma brunette arriva, robe et escarpin, elle était vraiment belle... Je lui dis juste avant de l'entrainer dans l'ascenseur et de la plaquer contre la paroi de celui ci pour l'embrasser. J'étais dingue et une de mes mains se glissa sous sa robe jusqu'à atteindre le bout de dentelle qui la couvrait à peine. Grr. J'avais envie de la soulever et de défaire les boutons de mon jeans, mais on était déjà en bas. Les 21 étages ne m'avaient pas laissé assez de temps. Il me fallut bien le trajet entre l'ascenseur et la voiture pour me recomposer, mais ce n'était toujours pas tout à fait ça et à peine assis derrière le volant que ma main se reposait sur sa cuisse. « Je suis d'humeur à la célébration. » C'était peut être la joie d'avoir créé un bébé avec Kinley, ou le fait que je sois passé si prêt de la mort, mais j'avais besoin de ce temps avec ma brunette. Je quémandais bien que l'on soit coincé dans ma voiture, pressé par le temps... « Je serais rapide. » Super sexy Kelly...

Emi Burton
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Mer 4 Avr - 10:10

Le bébé était la meilleure excuse pour avancer. Beaucoup d'émotions, trop négatives, avaient pourri ma nuit. Mais je n'aime pas ressasser. Ça ne sert à rien. On avait un magnifique événement à préparer et les prochains mois risquent de passer très vite ! Je vais devoir annoncer à mon chef de service que je suis enceinte. Dès que j'entrerai dans mon troisième mois, c'est la règle, je serai mise en congé forcé. La loi l'exige, quand on travail en milieu hospitalier, on doit s'arrêter dès le troisième mois afin de préserver le fœtus de tout risque de contamination par l'une ou l'autre bactérie. C'est un peu frustrant... d'autant que j'ai bien envie de prendre un long congé parental pour m'occuper de ce petit bout quand il viendra au monde. Je crois que je vais avoir envie, besoin de passer du temps avec mon bébé quand il viendra au monde, pour une fois me consacrer un peu à moi, à ma vie privée qui est à présent sur des rails.

Kelly semble vraiment très heureux. Comme au départ il ne voulait pas d'enfant, j'ai pensé que la nouvelle risquait de le faire baliser un peu, ne serait-ce qu'au début. Quelques heures pour paniquer un peu avant de vraiment réaliser et être content. Mais non, même pas ! Il est ravi, et les larmes qu'il a versé étaient des larmes de joie. Après une souffrance monumentale à l'imaginer mort quelque part, c'est de nouveau un bonheur indescriptible qui m'envahit. Je vais être mère... et je vais fonder une famille avec un homme que j'aime follement. Kelly n'est pas ordinaire et j'aime ça. Même si parfois c'est compliqué, comme cette nuit, il me rend assez heureuse pour que je zappe ces épisodes qui ne sont rien par rapport à toutes ces belles choses qu'on partage. J'aime voir sa volonté de s'investir dans cette grossesse, et je suis vraiment heureuse qu'il le fasse, c'est quelque chose qu'on doit vivre à deux... j'ai besoin de me sentir épaulée et accompagnée, et je suis sûre qu'il sera largement à la hauteur.


Non je ne l'es ai pas appelés. Je ne voulais pas les inquiéter et je me disais que s'ils apprenaient quelque chose ils m'appelleraient.


Ils étaient numéro un dans la liste et moi je n'y apparaissais pas encore. C'était donc on ne peut plus logique. Mais je ne voulais plus penser à ça. L'épisode était heureusement derrière.


Essaie d'éviter les gestes trop brusques... je vais aller récupérer tes résultats tout à l'heure, mais repose toi aujourd'hui d'accord ?


Oui je suis mère poule, même avec mon homme ! C'est dans mon caractère, je ne peux pas faire autrement. Déjà adolescente je protégeais maman, prenait soin d'elle. Ça m'est venu tout naturellement. Une fois le petit déjeuner avalé, je rinçais la vaisselle et la mettait dans la machine, puis j'attrapais mon sac. L'heure était venue de se mettre en route et c'est Kelly qui allait me déposer. Il devait récupérer Blue. C'est étrange qu'elle ne soit pas là, il manque vraiment sa présence...


Prête !


Un grand sourire aux lèvres, je sortais de l'appartement et m'occupais d'appeler l'ascenseur pendant qu'il fermait la porte à clé. Pour répondre à son compliment, je me penchais pour poser un baiser sur sa joue mais... disons que les choses ont dérapé. L'instant suivant je me retrouvais plaquée contre la paroi de l'ascenseur et on s'embrassait passionnément. Oh bon sang... ses mains étaient baladeuses et je pouvais sentir clairement l'envie qui l'animait. Et ça éveillait la mienne. Quand les portes se sont ouvertes sur le parking souterrain, j'ai lâché un soupire de frustration. Allez, on se recentre.

Je glisse une main nerveuse dans mes cheveux comme pour me recoiffer et l'accompagne jusqu'à la voiture. Je me dis qu'avec cette grossesse je vais avoir des poussées de libido et ça me fait sourire. Comme si Kelly ne me faisait pas déjà assez d'effet ! Je m'installais sur le siège passager et alors que je me tourne pour attraper la ceinture de sécurité, je sens la main de mon homme se poser sur ma cuisse. J'arrête mon geste et le regarde. D'humeur à la célébration ?

On n'a pas... beaucoup de temps...


Et on est dans un parking, on risque de se faire surprendre, et... et sa réponse allume la mèche. Besoin de le retrouver, de décompresser, besoin de l'aimer. Je laisse aller la ceinture de sécurité et attrape son visage entre mes mains pour l'embrasser. Peu importe si j'arrive en retard, peu importe si on nous surprend... j'ai envie de lui, et il ne faut jamais contrarier les envies d'une femme enceinte ! Alors je fais reculer son siège et viens m'installer à califourchon sur lui, le volant dans mon dos. Le baiser est passionné, les langues s'enroulent avec envie et je commence à ouvrir son jean sans perdre la moindre seconde. L'instant suivant il est en moi et le rythme se fait soutenu dès les premières minutes. J'embrasse son cou, passe mes mains sous son t-shirt pour caresser sa peau, reprends sa bouche avec envie tout en bougeant sur lui. On est dans notre bulle et la passion l'emporte sur tout. Une de mes mains passe sur sa joue et je pose mon front contre le sien.


Je t'aime tellement Kelly...
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Mer 4 Avr - 22:39


Close call
Kinley & Kelly

Kinley ne voulait pas être en retard, mais tout ce dont j'avais envie c'était de la faire mienne pour célébrer. Je me foutais bien d'être dans la voiture, possiblement à la vue de tous, je la voulais. Et apparemment elle aussi car elle céda rapidement. En un mouvement gracieux elle se retrouva sur moi, ses lèvres sur les miennes et pendant qu'elle ouvrait mon pantalon je relevais sa robe. C'était précipité et décadent, tout comme le reste de notre petite affaire. Il me fallut moins de 5 minutes pour grogner son prénom dans son cou - comme promis -, j'étais douloureux et essoufflé, complètement vidé, mais j'étais heureux. « J'ai écouté mon infirmière, je n'ai pas fait de mouvements brusques. » C'était une blague, j'avais l'impression qu'un rouleau compresseur m'était passé dessus, seulement cette douleur était largement compensée par tout ce que Kinley m'avait fait ressentir avec ce moment câlin. « Allez Babe, mets ta ceinture, tu vas nous mettre en retard. » J'étais taquin et j'avais toujours une main baladeuse. C'était un Kelly souriant et très différent de celui pour lequel elle était tombée amoureuse qu'elle avait avec elle ce matin. Elle devait bien l'aimer vu son sourire, ou peut être que c'était l'effet "sexe rapide dans la voiture avant le boulot"...

Les rues étaient vides - forcément à 5h55 -, alors sans avoir à forcer sur l'accélérateur je réussis à la conduire jusqu'à l'hôpital sans la mettre en retard. Je n'avais pas envie de la laisser partir après ce qu'elle m'avait révélé ce matin, j'aurais préféré passer la journée à deux à la maison. « Si tu es fatiguée tu le dis et tu te reposes ! Et cette nuit je te laisse dormir, promis. » Il y avait peu de chance pour que ça arrive vraiment, mais je devais le dire. Kinley était fatiguée, la nuit avait été éprouvante et même si on était sur un nuage à l'idée de devenir parent ça ne changeait rien à ça. Je me devais de la protéger et d'en faire de même avec le petit être qu'elle portait. « Je viendrais te chercher tout à l'heure. Passe une bonne journée Babe. » Dis-je après l'avoir embrassé une dernière fois.

Récupérer Blue, parler à mon chef, aller chercher le repas dans notre restaurant préféré, ranger l'appartement... La journée avait filé et j'étais de nouveau devant l'hôpital pour récupérer Kinley. J'étais beaucoup plus posé que ce matin, plus fatigué aussi, et surtout j'avais eu le temps de penser. J'étais toujours heureux à l'idée de devenir père, il n'y avait pas de question là dessus, mais quelques craintes avaient refait surface. Je me demandais comment on allait faire en sachant que notre chambre était à l'opposé des deux autres. L'appartement n'était pas adapté pour un bébé. Je ne connaissais aucune des écoles près de chez nous. Et si quelque chose se passait mal pendant la grossesse, est ce que j'aurais mon mot à dire ? A chaque réponse que je trouvais, une nouvelle question se posait à moi. J'étais un peu dépassé. Un peu flippé. Mais je faisais tout pour ne pas le montrer.
Blue qui était à l'arrière passa sa tête devant et c'est à ce moment que je vis que Kinley nous avait rejoint. Pu*** j'étais parti loin dans mes pensées pour ne pas l'entendre monter dans la voiture. « Tu as passé une bonne journée ? » Sa réponse n'arriva même pas à mes oreilles, j'étais ailleurs. Mon angoisse était au taquet et j'avais peur qu'elle le réalise. C'était un cercle vicieux qui m'amena à ouvrir inutilement ma bouche. « Et si on n'est pas prêt ? » Mes mains étaient crispées sur le volant, même si j'étais toujours à l'arrêt, mon regard perdu dans le vide. « Je ne sais même pas porter un bébé, je n'en ai jamais eu dans les bras. » Je pouvais sentir les veines aux niveaux de mes tempes pulser. Je me posais beaucoup trop de questions. Kinley passait ses journées à soigner des bébés, elle savait faire, alors que j'étais un novice - et probablement un incompétent dans le domaine -. « Y a des cours pour les gars comme moi, non ? Faut que j'apprenne. Je peux pas juste être nul. » Je n'étais pas sur que j'avais besoin de réponse, j'avais juste cette idée en tête que j'allais être un mauvais père, mais ça ne tenait qu'à moi de me prouver le contraire. Les angoisses seraient toujours là, toujours, je devais juste mieux les contrôler, moins les écouter. « Ce bébé, je veux qu'il ai le même regard que toi quand il me regarde. Je veux qu'il m'aime. »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Jeu 5 Avr - 20:07

Un quickie dans la voiture... il m'aura vraiment tout fait faire ! Mais comment résister ? Avec lui j'aime sortir de ma zone de confort, faire des folies. Parfois je me fais l'effet d'être une adolescente et je dois dire que c'est plutôt agréable. Démarrer la journée comme ça, je veux bien tous les jours. Encore faut-il oublier la nuit qui n'a pas été agréable du tout ! Mais je m'y efforce, et voir Kelly aussi heureux, ça aide énormément. Il était détendu, il plaisantait, et j'adorais le voir comme ça. Avant de quitter la voiture je me suis penchée pour l'embrasser une dernière fois, puis j'ai filé prendre mon service.

Comme d'habitude je n'ai pas vraiment eu une minute à moi. J'ai profité de ma pause pour aller chercher les résultats de Kelly. Côté fêlée ! Il n'y a pas grand chose à faire, il devra se contenter de repos, certificat établi pour dix jours, et de la prise d'antidouleurs et de myorelaxants. Le médecin me fait une ordonnance et je file à la pharmacie de l'hôpital pour prendre ce qu'il faut. On a des jumeaux qui arrivent dans l'après-midi, un accouchement difficile pour une maman héroïnomane. Le genre de chose qui me met hors de moi. Les enfants sont nés avec cette saloperie dans les veines, ils sont toxicos et vont devoir être sevrés. Il y a carrément un service pour ça ici, rattaché au nôtre. Ça me donne envie de hurler. Les parents sont à l'Ouest et j'ai bien du mal d'être aimable avec eux. Pourtant il faut, alors je mords sur ma chique et attends impatiemment le moment de rentrer. Après un topo avec la nouvelle équipe, je ne m'attarde pas et file vers la sortie, refusant la proposition d'une collègue de prendre un café entre nous. Ça sera sans moi aujourd'hui, mon homme m'attend dehors et je ne tiens pas à le faire attendre !

Je rejoins la voiture d'un pas pressé, mais dès que je me suis installée sur le siège, je vois que l'ambiance est différente de ce matin. Je caresse la tête de Blue et attends que Kelly se rende compte que je suis là parce que pour l'instant, il semble sur une autre planète. Ah tiens ! Il m'a enfin vue !


Et bien... ça va. Toi par contre... Quelque chose ne va pas ? Dis-moi ce qui se passe.


J'en avais une idée. Maintenant qu'il a bien eu le temps d'y réfléchir, les doutes l'assaillent. Je m'y attendais, je pensais qu'ils viendraient plus tôt. A vrai dire, ils vont certainement faire le boomerang, aller et venir sans arrêt. Moi même je ne serai pas à l'abris de l'une ou l'autre panique. S'occuper de nourrissons pendant quelques semaines, leur prodiguer des soins médicaux, c'est tout autre chose que d'élever un enfant !


On ne l'est jamais vraiment, tu sais ? Mais on est deux, on va s'épauler, faire de notre mieux, comme tous les parents du monde.


Enfin la majorité d'entre eux. Certains ne méritent pas de vivre ce bonheur. En fait je crois qu'avoir des doutes est bon signe, ça veut dire qu'on est prêts à apprendre et à se remettre en question. Je posais ma pain sur la sienne pour essayer de l'apaiser. Je le connais maintenant, je sais qu'il a besoin de douceur et de mots rassurants dans ces moments là. Je dois l'apaiser, l'écouter et lui parler.


Tu es loin d'être le seul à partir de zéro chéri. Ça s'apprend très vite, la plupart des gestes sont instinctifs. Tu vas lui faire prendre son premier bain après sa naissance avec une infirmière qui te guidera et te montrera tous les gestes. Tu ne seras pas nul mon ange, c'est certain.


Ma main se serrait sur la sienne, j'essayais de lui envoyer de bonnes ondes et de dédramatiser les choses. Alors je lui offrais mon plus grand sourire.


S'il te regarde comme moi je te regarde... on va avoir un gros souci mon amour.



J'essayais de plaisanter. Il devais surtout voir que de mon côté je n'avais aucun doute le concernant.


Mais il t'aimera, il n'y a aucun doute à avoir. Si c'est une fille tu seras son héros, et si c'est un garçon tu seras son modèle, son complice.


Si les jumeaux avaient eu des parents aussi avides de bien faire que Kelly, ils seraient dans une bien meilleure situation aujourd'hui. Mais voilà que penser à eux me donnait une idée ! Et cette idée, je la trouvait parfaite.


Je sais ce qu'on peut faire ! A l'hôpital, on est toujours en recherche de bénévoles pour câliner les bébés qui en ont besoin. Souvent ils sont issus de parents toxicomanes ou ont été abandonnés et doivent rester un peu en nursery. Il faut juste les prendre dans les bras et les bercer, leur parler un peu. Ils ont besoin d'une présence que le personnel n'a pas le temps de leur apporter. Pourquoi tu ne viendrais pas ? Une heure de temps en temps... je pense que ça pourrait t'aider à prendre confiance en toi.


Et on pourrait même faire ça en dehors de mes heures de travail au début. Comme ça pour les premières séances je pourrais l'accompagner pour qu'il se sente plus à l'aise. Les bébés, je sais que ça peut effrayer quand on ne connaît pas. Mais cette peur disparaît bien vite quand on commence à les côtoyer.


On peut même commencer très vite... le médecin te met au repos forcé pendant dix jours. Tu ne dois plus faire d'efforts et éviter d'être debout trop longtemps les prochains jours. Demain après mon boulot on peut aller faire un tour ensemble dans le service ?
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Sam 7 Avr - 21:50


Close call
Kinley & Kelly

Kinley m'avait donné le courage de m'intéresser à la paternité. Je me souvenais encore du jour où je lui avais hurlé qu'il était hors de question qu'un bébé vienne s'interposer entre elle et moi. La haine qui m'avait envahi et la peine dans son regard... Ce jour là était bien loin et aujourd'hui elle portait mon bébé. J'étais un homme heureux - et chanceux. Mais maintenant que c'était réel, qu'elle était enceinte, je commençais à angoisser. J'avais toutes les raisons d'avoir peur, je n'avais jamais eu l'occasion de m'occuper de bébés et je voulais vraiment être un bon père.

« Je n'ai pas envie de te décevoir. » Les mots de ma brunette étaient doux et rassurants, je l'écoutais... J'avais peur de ne pas être à la hauteur de ses attentes. Elle voyait des père tous les jours et dans le lot il devait bien y avoir "le père parfait", celui que je ne serais jamais. « J'aimerai être capable de faire bien sans avoir besoin de personne. » C'était difficile pour moi de ne pas atteindre la perfection tout de suite, encore plus en ajoutant le fait que j'allais avoir besoin d'aide pour arriver tout juste à niveau acceptable. Mes angoisses étaient basées sur l'homme que j'étais, perfectionniste, impatient, tête de mule, et j'en passe. Et stresser maintenant ne m'apporterait rien.
« Et comment tu me regardes ? Je croyais que c'était uniquement avec amour. » Elle avait réussi à m'arracher un sourire. Mon regard s'accrocha au sien et mon sourire s'agrandit un peu plus. Elle faisait vraiment tout ce qui était en son pouvoir pour que les tensions que je ressentais puissent redescendre. Ça fonctionnait. Petit à petit j'arrivais à retrouver mon calme, à réfléchir plus clairement. « Tant que je ne dois pas être un héros et un complice en même temps, ça devrait aller. » L'idée d'avoir des jumeaux me foutait la trouille, mais après quelques recherches j'avais réussi à me rassurer sur ce point, les grossesses multiples étaient plutôt rares. Je faisais confiance à Kinley - ou plutôt à son corps - pour ne pas m'avoir fait cette désagréable surprise. Un bébé était plus que suffisant.
« Tu veux que je vienne dans ton service ? » De tout ce qu'elle m'avait dit, c'était ce qui m'avait le plus marqué. Je n'avais jamais rencontré ses collègues, Kinley gardait sa vie privée aussi privée que possible, alors débarquer avec elle dans son hôpital était un grand pas en avant. Mais ce n'était pas le plus important de ce qu'elle m'avait dit. J'allais pouvoir apprivoiser le monde des bébés avec ce bénévolat. C'était une bonne idée. Fin, si elle voulait y aller demain, j'allais devoir beaucoup bouquiner pour être sur de ne pas faire n'importe quoi avec ces petites vies. « Je veux bien essayer. »

Mon cerveau se rappela que j'avais pas mal de choses dans le coffre et que certaines de ces choses avaient besoin d'être mises au four ou au frigo si l'on voulait manger ce soir. Sans lâcher sa main, je remis le contact et hop on était en route pour retourner à l'appartement. La route était blindée, avancer était un calvaire, mais pour une fois je ne râlais pas. Je profitais de la situation pour mettre ma main sur son ventre - ce qui était totalement stupide parce qu'il n'y avait rien à sentir, mais c'était comme ça -. « Ma mère a appelé ce matin et apparemment elle a organisé un repas avec ton père pour mon anniversaire. » Les grands repas de famille j'avais appris à les apprécier, mais celui là allait être spécial. On allait devoir cacher à ceux que l'on aimait notre surprise. « Je ne lui ai rien dit du coup. Je pense qu'on devrait garder ça secret au moins jusqu'au Bahamas. » Pour avoir le temps de profiter à deux un peu plus longtemps. « D'ailleurs en parlant des Bahamas, on devrait peut être changer notre planning. Je ne crois pas que tu ai le droit de faire de la plongée sous marine dans ton état. » Etouffant, dans le contrôle, moi... non, pas du tout.
Après m'être garé, je me tourna vers Kinley qui n'avait pas bougé. Ce matin, à cet endroit exact, on s'était offert un petit quickie - qui m'avait valu de grimacer à chacun de mes mouvements ce matin -, ce soir l'ambiance était tout autre. J'avais toujours ma main posée sur son ventre et je la regardais avec une tendresse infinie. J'étais un homme nouveau, sans changer j'avais réussi à voir les choses un peu différemment. « Je t'avais promis une soirée romantique hier soir et je n'ai pas pu te l'offrir, alors je vais me rattraper ce soir. Je vais m'occuper du repas, et toi tu iras te relaxer avec un bon bain et quelques bougies. »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Lun 9 Avr - 16:37

Kelly est d'un tempérament anxieux. Je le sais et j'apprends à agir en conséquence. Il a besoin d'être rassuré et parfois pour ça il faut qu'on lui rappelle quelques évidences. Un bébé, ce n'est pas rien. Toute notre vie va changer, on va devoir s'organiser en fonction de lui. Beaucoup de choses se feront naturellement mais évidemment de prime abord ça a quelque chose d'effrayant. L'inconnu fait peur. Et j'ai beau côtoyer des bébés toute la journée et avoir fait médecine, je n'échappe pas à cette peur bien naturelle de ne pas bien faire les choses. Mais je sais que c'est normal d'avoir peur. Et je sais qu'on n'est pas seuls. On va se soutenir mutuellement et nos proches seront ravis de pouvoir nous donner un coup de main. On pourra toujours compter sur eux aussi, il ne faut pas négliger leur importance.


Moi aussi j'ai appris. Ne crois pas que ça m'est venu naturellement, j'ai eu un stress énorme la première fois qu'on m'a laissé seule dans une pièce avec un prématuré, j'ai paniqué à mort !


Et avec ce bébé je vais encore devoir apprendre. À gérer ses chagrins, ses caprices, ses questions, ses besoins. On va tous les deux être parents pour la première fois et oui, ça donne le trac. Un bon trac. Parce que je ne doute pas de notre capacité à relever le défi. On doit se souvenir de ça, de ce qu'on est capables de faire ensemble. J'essaie de le lui rappeler, de faire redescendre la pression en utilisant un trait d'humour. La perche était tendue et je le jetais dessus pour l'attraper.


De l'amour et peur être un chouille de perversité !


J'étais contente de lui avoir arraché un sourire. On va avancer comme ça petit à petit, pas après pas. Après c'est Kelly qui m'arrache un sourire. Il a peur que j'attende des jumeaux. Y'a peu de chance que ça arrive, mais ça reste une possibilité. Les statistiques n'étant pas vraiment favorable pour que ça arrive, je ne me faisais pas trop de souci à ce sujet. Et si ça devait arriver et bien... on gérerait ! Y'a des tas de parents qui y arrivent et ça doit être passionnant de les voir évoluer ensemble. Enfin il y a très peu de chance pour que ça arrive. Alors plutôt que d'essayer de le rassurer sur une éventualité qui ne va sûrement pas arriver, je préfère chercher une solution pour ce qui le stresse pour l'instant, à savoir le fait de n'avoir aucune expérience avec les bébés. Ça, c'est quelque chose qui peut changer.


C'est un service qui est rattaché au mien en fait, une continuité parce que là, les bébés ne sont plus en couveuse. Il faut juste les câliner... Je trouve que c'est une belle façon de se mettre dans le bain.


Je pouvais l'accompagner dans cette démarche et prendre le temps de lui expliquer des tas de choses. J'avais envie de m'impliquer dans son évolution. En fait je crois que le rassurer, c'est aussi un moyen de me rassurer moi. Il acceptait d'essayer, ce qui me faisait plaisir, et nous avons repris la route vers l'appartement. En chemin il a posé sa main sur mon ventre et les miennes l'ont recouverte. C'est un geste inconscient de protection, la psy que je suis est bien placée pour le savoir, et ça me donnait foi en l'avenir.


Ah bon ?


Repas d'anniversaire ? Je sais que ce n'est pas vraiment le truc de Kelly, il a tendance à ne pas être à l'aise quand il est le centre de l'attention. Mais ça fait plaisir à ma belle mère d'organiser ce genre de petite fête et il ne veut pas la contrarier.


Tu ne veux rien leur dire ? Ils ne risquent pas de mal le prendre ?


Et puis surtout... mes collègues sont au courant, puisque j'ai dû prévenir mon chef de service qu'à partir du mois de juin je ne serais plus là. Il faut réorganiser tous les plannings, on comptait sur ma présence en juillet et en août, donc je ne pouvais pas le cacher. Je me dis que c'est bizarre que des inconnus sachent avant mon propre père.


Les Bahamas, c'est juste après la première échographie des trois mois. Je ne pourrai pas faire de plongée, non... mais il y a des tas d'autres choses à faire ! Je serai encore en super forme physiquement, ça serait dommage d'annuler !


J'avais envie de ces vacances, quitte à ne pas faire absolument tout ce que j'aurais voulu faire. J'espérais ne pas être trop atteinte par les nausées. Pour l'instant ça va, je croise les doigts. Et puis de toute façon ce n'est que le matin... et être malade ici ou là-bas, autant être malade sous le soleil !


Quel joli programme Monsieur Davis ! Mais à une condition...



Oh oui, un bon bain... j'en rêvais ! Je me penchais doucement et posais un baiser léger sur ses lèvres avant de continuer, les lèvres tout contre les siennes.


...Tu me rejoins dans le bain après avoir lancé le dîner.


Quoi, c'était pas une bonne idée ? Blue se rappelait à notre bon souvenir en essayant de nous lécher le visage, provoquant notre hilarité.


Non, n'insiste pas Blue ! Tu ne viendras pas dans le bain avec nous !
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Lun 9 Avr - 21:57


Close call
Kinley & Kelly

« Tu veux déjà leur dire ? » J'étais étonné que Kinley souhaite partager la nouvelle aussi rapidement avec nos parents. Ils auraient bien le temps de profiter par la suite, j'avais besoin de quelques semaines supplémentaires pour me faire à l'idée qu'un petit être grandissait dans le ventre de ma brunette. C'était beaucoup de changements et je ne voulais pas paraitre dépassé devant ceux qui allaient bientôt être grands parents. « Tu décides. C'est toi la chef. » Finis-je par dire. Ce n'était pas ce qui comptait le plus et je ne voulais pas trop y réfléchir. Mon esprit était fixé sur mon envie d'être un bon père, et quand/comment l'annoncer à nos familles n'étaient au final qu'un détail. « Ils devineront même si on ne dit rien. » Nos gestes, nos regards... nos parents nous connaissaient et ils devineraient sans soucis ce qu'on leur cachait. Surtout si on se retrouvait comme là avec nos mains sur notre bébé.

« Au lieu d'aller explorer les fonds marins, tu pourras aller te relaxer avec un bon massage. » Proposais-je en nous imaginant déjà sur une plage de sable fin. J'avais hâte de pouvoir partir avec elle et d'avoir une semaine pour ne plus penser à rien. « Et me montrer cette chouille de perversité dont tu m'as parlé. » Kinley avait réussi à me redonner le sourire. Mes angoisses s'étaient apaisées - pour le moment -, je pensais à autre chose.
Au Bahamas, comme ce soir dans le bain, Kinley allait me séduire. Je n'arrivais jamais à lui résister et si Blue n'avait pas été là pour nous distraire, je me serais surement enflammé ici aussi. Round deux dans la voiture ? Non, j'avais trop mal aux côtés pour la faire revenir sur moi tout de suite. Dommage. Mais je ne la laissa pas trop s'éloigner de moi dans l'ascenseur et ce n'est que devant la porte de l'appartement que je la libéra. « Donne moi cinq minutes et je suis tout à toi. » J'avais le repas à mettre à chauffer, Blue à nourrir et à papouiller, ranger deux trois trucs qui trainaient, et je pourrais la rejoindre. Je fis tout ce que j'avais à faire rapidement pour aller la rejoindre dans la salle de bain où elle avait déjà commencé à faire couler l'eau. Je m'occupais des bougies et quand tout fut prêt je m'assis sur le rebord de la baignoire pour la regarder se déshabiller. J'étais dingue de son corps, de ses courbes... « Babe, t'es tellement belle. » Je lui fis signe d'approcher et quand elle fut à ma hauteur, je posais un baiser juste au dessus de son nombril, avant de remonter tout doucement pour finir entre ses seins. « Je suis un homme chanceux. » Dis-je en me relevant pour l'aider à se glisser dans l'eau. Je voulais tamiser les lumières avant de la rejoindre et il fallait également que je retire mes habits - ce qui fut un poil plus douloureux que ce à quoi je m'étais préparé -. Mon hématome avait envahi la moitié de mon torse et mes muscles étaient tendus, douloureux, à moins que ce ne soit mes terminaisons nerveuses... En tout cas me mettre derrière Kinley dans ce bain me permit de me détendre et de voir partir une partie de mes souffrances. « Comment on câline un bébé ? » Demandais-je en repensant à la proposition qu'elle m'avait fait plus tôt. « Si je les prends dans mes bras, je vais les casser, non ? Peut être que je pourrais leur chanter des chansons que je connais. » Elle ne m'avait jamais entendu chanter, surement parce que j'étais plutôt discret quand j'avais envie de pousser la chansonnette, mais je n'étais pas mauvais. « Dans les bouquins ils parlent beaucoup du peau à peau, c'est vrai que ça apaise les bébés ? » Ce n'était pas un bain romantique, mais j'avais des questions auxquelles elle pouvait répondre. La soirée aurait tout le temps d'être romantique vu ce que j'avais en réserver pour elle.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Mar 10 Avr - 23:40

Oui, on doit leur dire. Ils nous en voudront si on ne leur dit pas.


Je n'avais pas du tout envie que cette belle nouvelle soit ternie pour une raison aussi idiote. Je comprenais son besoin de vivre dans notre bulle, ça fait partie intégrante de sa personnalité, et comme j'aimais moi aussi vivre dans cette bulle, je ne le forçais pas souvent à en sortir. Mais il y a des moments où on doit se faire violence et là c'est typiquement un cas où il faut le faire.


On leur dira à ton anniversaire. Comme ça, ça nous laisse encore quelques jours et ça t'arrangera : tu ne seras plus le seul centre de l'attention !


Je lui avais adressé un clin d'œil. Toujours voir le verre à moitié plein ! Je savais qu'il serait sensible à ce genre d'argument. Et puis cet anniversaire n'est pas pour tout de suite, ça nous laisse encore quelques jours pour profiter. C'est vrai, ils devineront si on ne dit rien. J'ai déjà tendance à poser ma main sur mon ventre régulièrement et Kelly fait pareil. C'est presque inconscient, un réflexe qu'on a tous les deux. Alors autant leur dire. Quand on sera aux Bahamas, on éteindra nos téléphones pour ne pas risquer d'être dérangés. On fera le plein de zen attitude, de câlins et d'attentions avant le grand chamboulement que représentera cet enfant. Des massages, oui c'est une excellente idée ! Quant aux regards...


Je ne suis pas sûre de pouvoir attendre jusqu'aux Bahamas pour te lancer à nouveau ce regard chéri !


Oh la la certainement pas ! Je suis folle de cet homme et je crois que ça se voit très clairement. Je n'ai jamais été bonne actrice et pour être honnête je ne vois aucune bonne raison de m'en cacher. J'étais heureuse de ces premières vraies vacances avec lui. L'année dernière nous étions partis seuls, dans le même pays, avions partagé le vol retour. Cette fois on sera ensemble, main dans la main et heureux futurs parents. Qui aurait pu prédire que notre vie allait changer à ce point en moins d'un an ? C'était presque magique.

De retour dans notre appartement, je filais à la salle de bains pendant que Kelly s'occupait de faire réchauffer les plats traiteurs qu'il avait acheté. Un bon bain chaud nous fera du bien à tous les deux. Je sais qu'il doit beaucoup souffrir avec sa côte fêlée, c'est le genre de blessure qui fait plus mal qu'on le croit. Il allait avoir besoin de repos pour les prochains jours, j'avais envie qu'il récupère le plus vite possible. Je fis couler l'eau dans la baignoire et y versait un peu d'huile essentielle d'ylang-ylang. Ça a un effet décontractant, pile ce qu'il nous faut. L'odeur apaisante envahit la salle de bains et j'allais jusqu'au miroir pour me brosser les cheveux après avoir enlevé mes chaussures. Quand Kelly entre, je le regarde à travers le reflet du miroir puis je commence à me déshabiller doucement. J'aimais qu'il me trouve belle, parce que je n'arrivais toujours pas à croire qu'un homme tel que lui puisse s'intéresser à une fille comme moi. Je m'étais toujours trouvée ordinaire, j'étais loin d'être une fille sophistiquée ou au look sexy, une créature aux formes affolantes. J'étais... simple. J'enroulais mes bras autour de son cou et me hissais pour effleurer ses lèvres avec les miennes.


Pas autant que moi je suis chanceuse bébé.


Je l'embrassais, puis je rejoignais le bain et fermais le robinet, attendant que mon homme me rejoigne. Je m'installais dans ses bras, veillant à ce que mon poids ne repose pas du côté de son hématome. Une fois en place, je lâche un soupire d'aise et me cale, la tête sur son épaule. C'est dans cette ambiance détendue que Kelly a commencé à m'interroger. J'aimais qu'il le fasse parce que ça me permettait de lui apporter des réponses qui l'aideraient à y voir plus clair.


Il faut juste le prendre dans tes bras et le garder contre toi...


Le casser ? Un grand sourire apparut sur mes lèvres. C'est adorable.


Non c'est bien plus solide qu'on ne le pense. Quand Blue était petite, tu la prenais, non ? Elle ne s'est jamais cassée pour autant.


Y'a des gens qui vont hurler parce que je ramène un bébé à un chien mais moi je ne vois pas où est le problème. Je ramène un inconnu (le bébé) a un connu (le chiot) pour lui donner un exemple concret auquel se rattacher. L'homme reste un animal, comme le chien.


Oui, ils adorent ça ! Tu chantes toi ?


Voilà bien quelque chose que j'ignorais ! Pourquoi je ne l'ai jamais entendu chanter ? Niveau charme, c'est pourtant une arme de séduction massive !


Oh oui, on l'utilise beaucoup, autant avec le papa qu'avec la maman. Le peau à peau permet avant tout de rassurer le bébé. La chaleur du corps, les odeurs et les battements du cœur l'aident à se détendre, ça l'apaise et ça déclenche la production d'ocytocine, l'hormone dite du 'bonheur'.


C'est quelque chose qu'il pourra découvrir avec notre enfant... mais pas avec les bébés qu'il devra câliner dans le service. Je glissais mes mains sur les siennes et entrelaçais nos doigts avant de continuer.


Le service où on ira demain, c'est un service avec des bébés qui sont malades pour la plupart. Ils attendent une opération ou bien on soigne un problème chronique. Ils ne sont pas prématurés, ils peuvent avoir quelques semaines voir quelques mois déjà. Les parents n'ont pas forcément la possibilité d'être là tout le temps pour eux et le personnel médical n'a pas le temps de les chouchouter, d'où l'idée des bénévoles pour leur apporter de l'attention. Le nourrisson passe d’une situation d’inconfort à une situation de confort et c’est un problème purement physique. Il passe de ‘Je suis seul, il fait froid, personne ne me touche’ à ‘on me cajole, il y a du mouvement, il y a de l’odeur, il y a une voix, il y a un rythme’. Tous ces éléments qui sont extrêmement physiques et sensoriels vont aboutir à une sédation de la douleur, à un réconfort. Pour l'équipe médicale, c’est un apport important parce que, du coup, ce sont des enfants calmes, des enfants plus facile à apprécier sur le plan médical, des enfants qui vont mieux.


Moi même je m'étais déjà portée volontaire pour ça et c'est vraiment une expérience extraordinaire. On se sent utile.


Donc oui, tu pourras chanter !


Je tournais un peu la tête pour le regarder avec un sourire.


Quand est-ce que j'entendrai ta voix ? Je ne savais même pas que tu savais chanter !
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Mer 11 Avr - 22:58


Close call
Kinley & Kelly

Ce bébé j'allais devoir le partager avec beaucoup de monde, mais pour le moment il était juste à Kinley et moi et j'appréciais ça. C'était important d'avoir ce temps avant de l'annoncer, ça me permettait de réaliser et aussi de commencer à me préparer. Mais elle n'avait pas tort, si on attendait trop longtemps nos parents allaient nous en vouloir. Alors mon anniversaire semblait être un bon compromis, surtout avec l'argument qu'elle avançait. « D'accord, va pour mon anniversaire. Et tu comptes faire ça comment ? » Ça nous laissait deux semaines pour y réfléchir, mais elle voulait un bébé depuis des années alors elle avait déjà du imaginer comment elle l'annoncerait à son père. Ou pas. En tout cas, de mon côté je n'y avais jamais réfléchi et j'imaginais facilement que balancer la nouvelle au milieu du repas n'était pas exactement la chose à faire. « Tu vas faire pleurer ma mère. » De joie. Ma mère allait être émue et je la connaissais assez pour savoir qu'elle avait les larmes aux yeux facilement. Fin, Kinley m'avait fait pleurer en me l'annonçant, alors... voila quoi.

« Blue avait 6 mois quand on me l'a confié, elle pesait déjà une quinzaine de kilos. » Gosh, qu'est ce que c'était relaxant de l'avoir dans mes bras et de parler de choses simples. Un bébé c'était petit, bien plus que Blue a six mois, et j'avais peur de mal faire. Ce n'était pas donné à tout le monde d'être délicat et à l'aise avec des petits êtres humains. J'allais apprendre, je le devais, et à entendre ma brunette porter un bébé n'était pas si compliqué que ça. En tout cas ils n'étaient pas aussi fragiles que je me l'imaginais. « Tu me mettras notre bébé sur le torse et je ferais du peau à peau pendant des heures. » Il y avait une certaine impatience dans ma voie, j'avais beau angoisser à l'idée de mal faire, j'avais envie de rencontrer notre bébé. De l'avoir contre moi et de pouvoir le sentir, le toucher... Pour le moment j'avais encore un peu de mal à me dire que j'allais devoir le porter, ou l'habiller, encore moins le baigner. En attendant le peau à peau c'était moi qui y avait droit et elle avait raison, j'étais vraiment bien. Mon taux d'ocytocine devait être au maximum.
« Ces bébés qu'on va aller voir, ils sont souvent seuls alors... » C'était triste comme situation, pour eux et pour les parents. Heureusement qu'il y avait des gens comme Kinley qui venait les voir pour les cajoler. Je n'aurais jamais eu l'idée de faire du bénévolat de cette manière là - ou d'une tout autre manière si j'étais vraiment honnête avec moi même -. « Du coup on va rester chacun avec un bébé ou on va un peu tous aller les voir ? » J'avais besoin de savoir pour avoir le courage de me pointer devant ces petits bouts. C'était effrayants et en même temps c'était le meilleur exercice pour apprendre la base des bases du monde de la puériculture. Pour ce qui était d'apprendre à être père, j'allais devoir attendre le mois de décembre.

« Babe, tu m'as déjà entendu chanter. » J'en étais persuadé, mais en la regardant je compris que non. Elle ne m'avait jamais entendu chanter. Et c'était possible parce que je ne chantais pas souvent, surtout quand il y avait quelqu'un dans les parages, mais elle était spéciale. « Qu'est ce que tu veux que je te chante ? » Je n'avais pas un grand répertoire, c'était beaucoup des chansons que j'aimais écouter - il y en avait peu -. Mes mains qui se baladaient sur son corps s'arrêtèrent à hauteur de ses hanches et glissèrent jusqu'à s'arrêter sous son nombril. « Je ne suis pas très créatif, mais j'aime encore bien chanter. C'est mon seul talent caché, je te le promets. »
Le four m'empêcha de lui faire un petit show privé en sonnant. Je l'embrassa avant de sortir de l'eau précipitamment. Je ne voulais pas que le diner brule, ça aurait été embêtant de louper deux fois de suite notre soirée romantique. « Je t'appelle quand tout est prêt, détends toi encore un peu. » Et aussi vite que ça j'étais hors de sa vue pour sauver notre repas juste entouré d'une serviette. Il n'y avait pas grands choses à faire, juste mettre la table et servir les assiettes de manière élégante. La surprise était pour le dessert et pour le moment elle était bien cachée au frigo. Du coup en quelques minutes l'affaire était terminée, mais comme je voulais bien faire les choses - rendre la soirée unique -, je fis un tour par le dressing pour enfiler le costume que j'avais porté pour notre premier vrai rendez vous. Yep, c'était définitivement un soir spécial. « C'est prêt. » Dis-je en sentant une pointe de tension au fond de mon ventre. Elle allait mangé son repas, puis enchainer sur le dessert et une fois son assiette vide elle pourrait lire la gravure sur celle ci "veux tu m'épouser ?". J'avais réfléchi à mille et une façon de la demander en mariage, aucune ne m'avait semblé compatible avec ma personnalité, jusqu'à tomber sur cette assiette dans un magasin spécialisée. C'était une bonne idée - du moins à mes yeux -. Je n'étais pas forcé de parler et tout se ferait naturellement - avec un peu de chance -. Je m'étais loupé hier soir et je lui avais parlé de mes projets, mais elle ne devait surement pas se douter que j'allais refaire ça ce soir. Ou peut être que si en voyant mes mains trembler et mon costume. « J'espère que tu as faim, je crois que j'ai vu un peu large. » Ma main était tendue vers elle pour l'aider à sortir du bain. L'odeur qui l'entourait était douce et agréable, j'avais envie de l'embrasser et de la garder contre moi, mais je savais exactement pourquoi. J'avais la trouille d'arriver au dessert, c'était stupide parce que j'en avais envie, mais c'était flippant. C'était la première fois que j'aimais vraiment, que je voulais finir mes jours avec une femme, et lui demander si elle le voulait elle aussi avait un côté quitte ou double. Et même si elle portait mon bébé, j'avais peur de me louper.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Sam 14 Avr - 23:36

Comment annoncer que nous allons être parents ? Je ne sais pas. Il y a une façon particulière de le faire ? Je suppose qu'on va attendre le dessert, histoire que les questions ne volent pas toute la soirée, et qu'on va leur dire la chose ke plus simplement du monde.


Je veux bien m'y coller si tu veux.


En mode Warrior Kinley ! Et tant pis si je fais pleurer sa mère, je crois qu'elle ne m'en voudra pas ! Papa aussi risque de chialer. Et il va me dire combien maman serait heureuse si elle était encore là, ce qui risque de me faire pleurer aussi. Bref, ça va être un moment un peu mouillé sans doute, mais très heureux, ce qui est le principal.

Mon homme s'inquiétait de sa capacité à s'occuper d'un bébé. Il les voyait comme des petites choses fragiles et qu'on pouvait casser facilement. En fait il y a beaucoup de pères qui ont cette appréhension ! Et même beaucoup de mères. Le premier enfant est toujours source de stress parce qu'on va vers l'inconnu, on se demande si on va avoir le bon instinct, comprendre les pleurs, si on va savoir s'y prendre. Moi même je n'échappe pas à la règle ! Mais je sais que c'est normal, qu'au contraire, se poser ces questions et avoir ces doutes signifie qu'on a la maturité nécessaire pour être parents. Je tente donc de le rassurer comme je peux, même si la comparaison avec bébé Blue tombe un peu à l'eau. Je pense qu'il comprendra vraiment quand il sera en situation avec un bébé dans les bras. Ça sera dès demain, et j'espère qu'il appréciera l'expérience. Je vais tout faire pour en tout cas. Je vais faire ça avec lui et bien lui expliquer les choses. Tout passe mieux quand on comprend.


Oui... tu pourras le faire très vite après sa naissance. Tu vas lui donner un bain, une infirmière re montrera comment faire. Puis je vais le nourrir un peu et ensuite tu pourras le prendre pour un premier peau à peau. Il reconnaîtra ta voix parce que tu lui aura parlé pendant ma grossesse... et il va fixer ton odeur et le rythme de ton cœur. Ça va créer un vrai lien.


Il avait l'air heureux et impatient, et moi je l'étais aussi. Je sais qu'il sera un père formidable, protecteur et présent. Tous les jours Kelly parvenait à m'étonner, et j'aimais la façon consciencieuse dont il prenait les choses. Ça montre son investissement.


Oui... ils sont jour et nuit à l'hôpital, leurs parents ne peuvent pas être là tout le temps. Souvent ils ont un travail qu'ils ne peuvent pas quitter.


Et parfois il n'y avait pas de parents du tout. C'était plus rare mais ça arrivait.


Un à la fois. On sera dans une pièce tranquille dans des fauteuils à bascule très confortables, et une infirmière va nous apporter à chacun un bébé. Ok les garde une demi heure, parfois un peu plus... puis on peut en prendre un autre si on a le temps. C'est un peu à la carte.


Je veillerai à ce qu'on lui donne un enfant facile, au moins pour le premier jour. Il faut commencer doucement et je ne veux pas qu'il panique. Peu à peu il va s'y faire, prendre en assurance. Il ne faut rien brusquer si on veut que ça se passe bien. Souvent les gens paniquent devant un enfant qui pleure, il faut donc donner beaucoup d'explications.


Non chéri, je te promets que je ne t'ai jamais entendu chanter !


Je m'en souviendrais ! En bien ou en mal, mais j'en aurais un souvenir. Or, même sous la douche, je ne l'ai jamais entendu chanter. Je me demande quel genre de voix il peut avoir. Un pu jazzy je pense... avec un petit grain rauque. Je crois que je vais trouver ça très sexy... comme beaucoup de filles, je suis sensible à la musique. J'aime tous les styles, sauf ce qui est dénué de musicalité, comme le rap ou la techno.


Je ne sais pas... qu'est-ce que tu aimes chanter ?


Beaucoup de choses pouvaient me plaire à vrai dire. Il fallait qu'il soit à l'aise pour me montrer de quoi il était capable. Une berceuse pouvait être un bon début mais encore fallait-il en connaître une.


Arrête ! Moi je te connais d'autres talents !


Petit sourire entendu, je venais mordiller sa mâchoire en me retenant de rire. Je crois qu'il sait de quoi je parle. Et la cuisine aussi. Kelly cuisine très bien, ce qui est plutôt rare pour un homme. Aujourd'hui ce n'était pas lui qui avait préparé le repas, pour la meilleure des raisons d'ailleurs... mais je suis certaine que tout sera réchauffé à la perfection. D'ailleurs le four se rebelle à notre bon souvenir et Kelly se redresse précipitamment.


Doucement ! Tu ne dois pas faire de gestes trop brusques chéri...


Ouais je sais, une vraie mère poule ! Sourire aux lèvres je me replaçais dans la baignoire. Je profitais un peu puisqu'il s'occupait de tout. Après le stress de la veille, je peux vous dire que ça fait un bien fou. Je me sentais terriblement bien... et je me suis presque endormie tant je me laissais aller ! La voix de Kelly m'a sortie de ma torpeur et je sortais de la baignoire pour me sécher. Lui, il s'était changé et il était carrément magnifique. Je reconnais le costume... celui de notre premier rencard. Comment oublier ?


Je meure de faim, oui ! Ça sent bon en tout cas ! Qu'est-ce qu'on mange ?


Je ne suis pas difficile, j'aime beaucoup de choses. Je me séchais sommairement, enfilais un peignoir de bains et sortais de la salle de bains pour découvrir la table dressée. Woaw... ambiance romantique !


C'est parfait Kelly ! Je vais enfiler une robe pour être digne de tout ça !


Heureusement j'avais relevé mes cheveux, ils n'étaient pas mouillés. Je filais jusqu'au dressing et sortais à la hâte une petite robe noire. Jupe au dessus des genoux, corsage en cœur sans bretelles je chaussais des escarpins et défaisait mon chignon avant de rejoindre mon homme dans le salon. Trois minutes pour m'habiller, j'avais établi un record ! Mais je ne voulais pas que le dîner refroidisse, il s'était donné trop de mal pour que ça soit parfait.


Tu es magnifique... et tout est parfait... merci pour cette soirée bébé.


Avant de m'assoir, j'avais pris le temps d'enrouler mes bras autour de son cou pour l'embrasser. J'avais besoin de ces moments et je sais que lui aussi. Nos nez se caressent, le lui souris puis je m'installe enfin à table, prête à profiter pleinement de ce doux moment à deux.
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Dim 15 Avr - 12:27


Close call
Kinley & Kelly

« Ou on leur fait comprendre sans rien dire. » La confrontation ne me faisait pas peur en général, mais celle ci était plus délicate, plus personnelle. Il n'y avait pas de mauvaise façon d'annoncer l'arrivée de ce bébé, mais il fallait quand même que se soit mémorable pour chacune des personnes présentes. Et pour le coup, je ne faisais pas confiance à ce que je pourrais dire. « Tu sais, ma mère aime bien avoir des décorations pour le sapin à Noël pour chacune des personnes autour de la table. Peut être qu'on pourrait trouver un petit truc qu'elle pourrait accrocher pour le bébé cette année. » Car il allait y avoir une tête supplémentaire à nourrir ce Noël, fin la nourriture allait se faire à la source, mais ce bébé allait être avec nous d'ici la fin de l'année.
J'étais toujours partagé entre une joie intense et une angoisse oppressante. Être père n'avait pas toujours fait parti de mes plans, en fait j'avais toujours tout fait pour que ça n'arrive pas. Ça c'était avant de rencontrer Kinley. Elle avait réussi à me faire changer d'avis, à me donner envie de construire une famille avec elle. Elle m'avait appris à aimer et à sourire, grâce à elle j'avais enfin le courage d'essayer. Mais j'avais peur. J'étais un perfectionniste et devenir père n'allait pas échapper à ça. Je voulais plus que tout être parfait pour cet enfant - ou au moins à la hauteur - et je partais de loin, de vraiment très loin. « Je me sens déjà proche de lui. » Dis-je en touchant son ventre. Depuis qu'elle m'avait annoncé être enceinte, je n'avais pas cessé d'y penser. J'étais heureux et impatient, j'avais envie d'être en décembre pour rencontrer ce petit bout et le prendre dans mes bras, le sentir, l'embrasser et lui parler. La technique me faisait peur, mais l'amour était déjà présent, je ressentais cette même chaleur autour de mon cœur que lorsque je pensais à Kinley. Un amour pur et sans questions. C'était surement parce que j'avais un caractère entier, ou tout était noir ou blanc, il n'existait aucune variations de gris. « Je l'aime déjà même s'il ne doit pas encore ressembler à un bébé. »

Je savais chanter, mais ce n’était pas le seul talent pour lequel Kinley était intéressée. Elle voulait que je lui chante une chanson, mais ses dents qui mordillaient ma mâchoire m’empêchaient de me concentrer. J’étais incapable de réfléchir lorsqu’elle me faisait quelque chose comme ça. J’étais tendu, le cœur battant… Heureusement que le four me sauva en sonnant. Je me levais d’un bond, oubliant presque la douleur de mes côtés, mais il fallait que je m’éloigne de la tentation. « Babe, c’était soit je sortais de l’eau, soit je ne répondais plus de mes actes, et j’ai un repas à préparer. Je n’avais pas le choix. » J’aimais bien sentir son besoin de me protéger, je l’imaginais facilement faire pareil avec notre enfant. Elle n’avait pas tort pour les mouvements brusques, ça faisait mal. Par contre elle ne semblait pas voir à quel point elle était sexy à mes yeux. C’était difficile de lui résister.
Kinley resta dans le bain pendant que je filais finir le repas. J’essayais de faire en sorte que tout soit à sa place, réchauffé à la perfection et surtout que tout soit au gout de ma brunette. C’était son soir, elle devait pouvoir profiter et ne jamais oublier cette soirée. C’est aussi pour ça que je mis le costume de notre premier rendez vous avant d’aller la chercher. Etre beau, présentable. J’avais ce même stress que lors de notre premier vrai rendez vous.  Mais quand elle posa ses yeux sur moi, je me sentis immédiatement mieux, je lui plaisais, je le voyais. J’étais tout content et je l’aidais à se sécher en répondant à ses questions. « Une pièce d’agneau et un assortiment de légumes. Je garde la surprise pour le dessert par contre. » C’était une pavlova, pas vraiment une surprise, j’avais repris tous les éléments qui avait fonctionné pour notre premier rendez vous et je les avais rassemblé pour cette soirée. Mis à part le vin que j’avais troqué contre de l’eau. « Tu es déjà très bien comme ça Babe. » Lui murmurais-je à l’oreille avant de l’embrasser sur  la joue. Je la trouvais magnifique et elle le savait. Elle me faisait tourner la tête au naturel, mais je la laissais quand même aller s’habiller. Et je ne fus pas déçu en la voyant revenir habillée d’une petite robe noire – que je trouvais très sexy au passage –.  Je devais probablement ressembler à un poisson sorti de son bocal avec ma bouche entrouverte et mon regard surpris. « Tu es plutôt pas mal toi aussi... » Pourquoi je le disais ? Elle devait le voir sur mon visage qu’elle m’avait à nouveau fait buguer. C’est son baiser, son visage proche du mien qui me firent redescendre sur terre.
Comme le premier soir, elle s’assit et je l’aidais avec sa chaise avant d’aller chercher les assiettes qui étaient déjà prêtes. J’avais zappé l’entrée, car le plat était très copieux – et que je voulais arriver au dessert aussi vite que possible -. Je la regardais plus que je ne mangeais, j’étais anxieux et la boite dans ma poche où était rangée la bague que je devais lui offrir semblait peser une tonne.  « C’était comme ça qu’aurait du se passer la soirée d’hier. Le vin en plus parce que je ne savais pas pour le bébé, mais j’avais imaginé la soirée comme ça… » Parler pour ne rien dire, elle allait rapidement comprendre que je préparais quelque chose à ce rythme là. Je ne savais pas mentir, pas avec elle en tout cas. J’étais naturel, spontané. « C’est comme tu aimes ? »
Le repas trainait – mais c’était surement uniquement dans ma tête –, on avait des discussions intéressantes et palpitantes, on parlait de tout et de rien, nos corps arrivaient toujours à garder le contact, mais au fond de moi j’attendais juste qu’elle finisse son assiette pour que je puisse lui amener son dessert. Ce fameux dessert… La pavlova, la même que d’habitude, qui reposait sur une assiette spéciale. Et quand enfin ce fut le moment, je mis vingt plombes pour la lui ramener. Je n’avais pas de doute sur ce que je voulais faire, mais c’était stressant. Je lui mis l’assiette devant elle avant de me rassoir à ses côtés avec la mienne. Moi qui d’habitude me jetais sur mon dessert, j’étais cette fois bien plus dans la retenue. J’observais et attendais qu’elle réalise que j’étais en train de la demander en mariage. Et je le faisais par un chemin détournée, exactement comme je lui avais proposé de faire pour l’annonce du bébé à nos parents un peu plus tôt. Au fur et à mesure qu’elle avançait dans son assiette, elle découvrait l’inscription qui était gravée dessus, et son visage changeait. Il s’illuminait. Et quand elle releva les yeux vers moi, je vins me mettre un genou à terre devant elle. J’étais dans le moment à tel point que j’en oubliais la bague et mes mots, il me fallut quelques secondes pour réaliser et me reprendre. « Est-ce que tu veux m’épouser ? » J’avais choisis une bague simple, comme elle me l’avait demandé, en or blanc avec un petit diamant au centre. Je m'étais basé sur les bijoux qu'elle avait ou qu'elle semblait apprécier lorsqu'on passait devant des bijouteries. Je croisais les doigts pour qu'elle aime, qu'elle dise oui, qu'elle oublie le dernier morceau de pavlova pour me sauter dans les bras. « Si je te chante une chanson que tu aimes, tu dis oui ? » Un peu tendu, un peu heureux, un peu taquin... J'attendais juste de sentir ses lèvres contre les miennes.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Mer 18 Avr - 23:25

L'idée des décorations de Noël, de l'annoncer sans rien dire, je trouvais que c'était une excellente idée ! Alors du coup d'ici son anniversaire, il va falloir qu'on trouve une petite décoration de Noël à offrir à belle maman. Peut être un truc à pendre en forme de tétine ou de cigogne par exemple. On trouvera... à New-York il y a des magasins qui vendent des articles de Noël pendant toute l'année ! Si pas on la fabriquera nous mêmes. Je suis sûre qu'on peut trouver un tuto DIY quelque part sur le net. On mettra ça dans un petit paquet cadeau et on lui dira qu'on a quelque chose pour elle, trois fois rien... ça sera drôle et inattendu. Il faudra peut-être quelques secondes pour qu'ils comprennent mais le message sera trop clair pour qu'ils ne le captent pas. Ça sera original, alors j'adore l'idée et je décide de la mettre en œuvre. Y aura de l'animation au dessert, après les cadeaux pour Kelly on sortira le petit cadeau surprise de sa maman. J'ai déjà hâte de voir leurs réactions !

D'ici là, je suis sûre que Kelly se sentira déjà un petit peu plus détendu à l'idée d'être papa. Oh bien sûr il restera nerveux jusqu'à la naissance, même après, mais il aura eu le temps de faire un peu de bénévolat et sera déjà rassuré sur la façon de tenir un bébé. Il sera déjà un peu habitué aux pleurs aussi. C'est le genre de chose qui fait paniquer les parents. "Pourquoi il pleure ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Pourquoi il ne s'arrête pas de pleurer ? Qu'est-ce que je dois faire ?..." Les gens se mettent une pression folle et l'enfant le ressent, ça le fait pleurer d'avantage encore la plupart du temps. Je vais veiller à passer du temps à lui expliquer les choses un maximum pour qu'il apprenne à voir les choses sans paniquer et garder son calme. En tout cas quand il me dit qu'il se sent proche du bébé, ça me montre qu'il est fait pour être père, quoi qu'il en pense. C'est évident.


Non pour l'instant il ressemble plus à un grain de riz ! Il ne fait que quatre millimètres...


Et pourtant il a déjà tous ses organes et le cerveau va commencer à se développer. La nature fait des miracles, de véritables merveilles. Moi aussi je l'aime déjà ce petit être, même si pour l'instant j'ai encore du mal de réaliser que je suis enceinte. Je n'ai pas encore de nausées, je ne le sens pas bouger. J'ai sans doute pris un kilo mais ça ne se voit pas et mes vêtements sont encore parfaitement ajustés. Comme en plus je n'ai pas encore fait d'échographie, je ne l'ai pas non plus vu. Alors il est presque théorique. C'est étrange... parce que malgré ça il représente ce que j'ai de plus précieux au monde. La concrétisation de mon amour pour son père. On a trouvé notre rythme tous les deux. Chaque jour la confiance qu'on a l'un envers l'autre grandit, la complicité aussi. Cette relation est intuitive, facile et évidente.

Ce soir un petit dîner romantique est prévu au programme. Il devait avoir lieu hier, on en profitera donc avec vingt-quatre heures de retard. Mais après tous ces événements, le stress intense, j'ai envie qu'on se retrouve. Kelly a mis le même costume que celui qu'il portait et il est vraiment magnifique. J'aime absolument tout chez cet homme, je le trouve absolument parfait. Malgré ses failles, ses maladresses... ça fait partie de lui aussi et je ne veux pas le changer. Juste qu'il se sente bien avec moi. En tout cas je ne veux jamais le considérer comme acquis. Je ferai toujours des efforts pour le séduire. C'est important pour entretenir la flamme. J'ai donc fait des efforts moi aussi et choisi une jolie petite robe sexy juste ce qu'il faut. Il faut que j'en profite tant que je peux encore porter ce genre de chose !


C'est absolument parfait chéri.


Oui, parfait. Je me souviens que notre premier baiser avait eu lieu ce soir là dans ce restaurant. J'avais adoré ce baiser, compris tout de suite que j'étais foutue. Depuis on a fait du chemin. On s'est aimé, on s'est même séparés pour mieux nous retrouver ensuite. Peu à peu nous avons trouvé notre rythme de croisière et aujourd'hui il est évident que notre futur est ensemble. On est en train de construire notre propre famille, une incroyable aventure qui ne fait que nous rapprocher d'avantage. Le dîner est parfait. L'agneau savoureux, les légumes cuits à point et délicieusement assaisonnés. J'en savoure chaque bouchée tout en discutant avec Kelly. J'aimerais bien qu'on envisage d'acheter une maison. Cet appartement est magnifique, mais comme on va avoir un enfant j'aimerais qu'il puisse avoir un petit jardin pour pouvoir y jouer seul ou avec Blue.

Et puis arrive le dessert. Une pavlova ! Je l'aurais parié ! C'est logique, c'est le dessert qu'on avait pris et qu'on avait décidé de manger ici devant un film. Un dessert qu'on adore tous les deux. Pour les prochains mois je vais essayer d'éviter les desserts... mais là on fête quelque chose non ? Un bébé qui va bientôt venir pour égayer nos vies. Pas de régime aujourd'hui ! Je commence donc à manger et je me rends vite compte qu'il y a quelque chose d'écrit sur l'assiette. D'ailleurs, je me rends compte aussi à bien y regarder que je ne connais pas cette assiette ! Je fronce un peu les sourcils, intriguée... et pousse un peu le gâteau pour lire ce qui est écrit.


Oh mon dieu !


Je savais qu'il avait l'intention de faire sa demande, mais ça reste une surprise et... là c'est bien réel, ce n'est plus un simple projet, on y est vraiment. Mon cœur s'emballe, je suis folle de joie, tellement que j'en tremble. Kelly se met à genoux et on se croirait dans un film romantique. Je suis soufflée par l'émotion et à deux doigts de lâcher des larmes tant je suis émue. Lui aussi, je le sens nerveux et c'est vraiment adorable. Je joins mes mains devant ma bouche quand il prononce la fameuse question qui va sceller notre destin. Je déglutis difficilement et j'ai un peu de mal à lui répondre... faut que je respire... souffle Kinley ! Kelly remarque le temps que je mets à répondre parce qu'il en plaisante. Je lâche un petit rire et me décide enfin à lui donner une réponse.


Oui je veux t'épouser Kelly.


Et comment ! Pour l'instant je suis plus focalisée sur lui que sur la bague. Je prends son visage entre mes mains et me penche pour l'embrasser. On finit par se redresser tous les deux pour nous retrouver debout l'un contre l'autre sans que nos lèvres de se séparent. Les bras enroulés autour de son cou, je l'embrasse jusqu'à en perdre haleine. Et puis, seulement après, je m'intéresse à la bague, lui présente ma main gauche pour qu'il la passe à mon annulaire.


Elle est magnifique, je l'adore !


Il avait eu le bon goût d'éviter l'ostentatoire. La bague était simple et raffinée, en or blanc avec un petit diamant, pas trop gros pour rester de bon goût. Mes yeux étaient aussi brillants que la pierre précieuse quand je la regardais. Bon sang... je suis fiancée ! Je crois que j'ai du mal à réaliser.


Finalement ça ne sera pas une mais deux bonnes nouvelles qu'on va devoir annoncer !


Mon père va être fou de joie. Et je suis sûre que les parents de Kelly aussi.


Tu veux qu'on fasse ça avant ou après la naissance du bébé ?
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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Jeu 19 Avr - 21:25


Close call
Kinley & Kelly

Je lui avais dit le matin même que je voulais faire ma demande en mariage. C'était la raison même de l'incident qui m'avait fait passer la nuit à l'hôpital. Mais elle n'avait pas du penser que je mettrais un genoux à terre aussi rapidement après coup. C'était pourtant ce que j'avais décidé de faire, car je ne pouvais plus attendre une seconde supplémentaire avant de lui demander de m'épouser. Elle portait mon bébé et j'étais sur de moi, Kinley était la femme avec qui je voulais finir ma vie.

Sa réponse tarda à arriver, mais ce n'était pas parce qu'elle doutait, c'était uniquement parce qu'elle était émue. Je l'étais aussi. On était tous les deux aussi amoureux l'un que l'autre et toutes ces avancées dans nos vies prenaient le dessus ce soir. Nos baisers avaient une résonance différente de d'habitude, nos regards et notre façon de s'agripper l'un à l'autre étaient moins urgents, plus dans le soulagement d'avoir enfin trouvé notre moitié. En tout cas, maintenant que j'avais posé ma question et qu'elle avait dit oui j'étais heureux. Je pouvais profiter de l'avoir dans mes bras... Ma future Madame Davis.
Kinley finit par me tendre sa main gauche et je lui passa la bague que j'avais choisi. Sa main dans la mienne je regardais en m'auto félicitant. « Tu avais dit pas de diamant, mais je me suis dit qu'un petit irait quand même. » Et c'était vrai, un petit diamant était quand même mieux qu'un zirconium. C'était un moment unique dans une vie et j'avais opté pour une vraie pierre.

« Ton père est déjà au courant. Je lui ai demandé ta main avant d'acheter la bague. Il est même venu avec moi quand je suis allé la récupérer. » Celui que je considérais déjà comme mon beau père était devenu quelqu'un avec qui je me sentais très proche. Il y avait quelque chose d'unique chez les Kovac qui me faisait me sentir "normal". Je parlais souvent avec le père de Kinley et on s'organisait des rencontres de temps en temps. D'ailleurs, lui, mon père et moi devions aller jouer au golf le weekend après mon anniversaire. J'avais hâte. Ça laisserait le temps à ma mère et Kinley de se retrouver si elles en avaient envie.

« Je ne sais pas, tu veux te marier enceinte ou non, c'est toi qui voit. Il doit y avoir de belle robe de mariée pour les femmes enceintes, mais il n'y a pas d'urgence. » Je n'avais jamais vraiment imaginé mon mariage et maintenant que j'étais face à la situation j'avais juste envie de tout faire pour que ma brunette puisse avoir le mariage de ses rêves. Alors je me moquais bien de la date, du moment que je pouvais tout réaliser pour elle. « Ça va aussi dépendre de qui on veut inviter et de si on trouve un lieu pour tout organiser. A moins qu'on fasse ça à Cape Cod dans la maison de mes parents. »

Je me rassis pour entamer la pavlova que je n'avais pas réussi à déguster juste avant, mais je tenais toujours la main de Kinley que je ne voulais pas lâcher. On était lancé sur la discussion mariage et c'était bien plus simple pour moi que je ne l'aurais imaginé. Même si je n'y avais jamais vraiment pensé, j'étais un homme assez traditionnel et quelques idées me venaient en tête. « Cet été se serait quand même bien, juste pour qu'on puisse passer encore quelques jours rien que nous deux après. Sans avoir à changer de couches. Puis pour que tu puisses profiter de ta nuit de noce... » Moi la prendre par les sentiments ? Non, pas du tout. Totalement !

« Et après on pourrait commencer à regarder pour une maison, non ? Blue et ce grain de riz vont avoir de l'énergie à dépenser et un jardin va devenir indispensable. »

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MessageSujet: Re: KINLEY ✘ Close Call   Lun 23 Avr - 22:05

Une demande en mariage, vous avez beau vous y attendre, ça fait quand même quelque chose. Kelly m'avait clairement dit qu'il voulait qu'on se marie, je savais qu'il pourrait faire sa demande n'importe quand... Mais le voir se mettre à genoux, je suis incapable de vous décrire ce que ça m'a fait. C'est une sensation incroyable. Je me sens heureuse, j'ai l'impression que ma vie est parfaite et qu'enfin elle démarre pour de vrai. Vivre seule, je ne suis pas faite pour ça. J'ai toujours senti que j'étais destinée à être une épouse et une mère et que c'était dans ce rôle que j'allais pouvoir m'épanouir vraiment. Depuis que je vis avec Kelly c'est comme une nouvelle naissance, je peux enfin l'accomplir en tant que femme. On va devenir parents d'ici la fin de l'année et mon annulaire gauche est orné d'un diamant. Alors oui il est petit ce diamant, mais c'est parfait pour moi. J'aurais détesté devoir porter un gros cailloux ostentatoire... j'aime la discrétion de cette bague, elle est élégante et raffinée, je ne l'aurais pas mieux choisie.


Tu lui as demandé ma main ?


Woaw... ça fait très vieux jeu, mais j'adore ça. C'est quelque chose que papa a dû adorer aussi. Je sais qu'il aime énormément Kelly. Il le considère déjà comme le fils qu'il n'a jamais eu. Il me parle toujours de lui quand on est au téléphone et il approuve vraiment mon choix. Les voir complices me ravit, je suis vraiment heureuse de savoir qu'ils passent du temps ensemble et apprennent à s'apprécier. C'est ce dont j'ai envie, d'une famille vraiment unie. De mon côté je fais tout pour que ça se passe bien avec les parents de mon homme, pour qu'ils m'apprécient et soient aussi rassurés. En tant que parents ils doivent s'inquiéter, se demander si leur fils ne va pas encore avoir le cœur brisé. C'est logique. Et si je sais que seul le temps pourra leur montrer que notre couple est solide, j'ai envie qu'ils soient rassurés et qu'ils voient que je ne veux que son bonheur.

Un nouveau pas est franchi dans notre histoire. Une histoire qui aura été très rapide. Moins d'un an pour décider de nous marier et pour lancer un bébé ! A voir maintenant quand on allait célébrer ce mariage. J'avoue que j'aimerais porter le nom du père de mon enfant quand il viendra au monde. C'est peut-être un détail idiot et c'est vrai que j'aurais très bien plus m'en passer, mais si j'ai le choix... Alors j'aimerais vraiment. Pour le reste on doit encore décider. Déjà le lieu ! Il y a des tonnes de possibilités. Un mariage à Cape Cod peut être vraiment sympa.


Il y aurait beaucoup d'invités de ton côté ? On peut le faire soit ici à New-York, soit à Cape Cod comme tu l'as suggéré, c'est un endroit que j'adore. mais on peut aussi envisager la Nouvelle Zélande ou la Croatie. Côté famille j'ai une bonne quinzaine de personnes là-bas.


Tout est possible et on doit envisager toutes les options. Nos familles sont disséminées partout dans le monde donc ça ne sera pas évident, peut être - sans doute - impossible de tous les rassembler. Surtout si on veut se marier avant la naissance du bébé.


Cet été, pour un mariage sur la plage... j'adorerais un mariage sur la plage !


Et profiter de ma nuit de noces ? Et comment que je vais en profiter ! Si on fait ça en juillet je ne serai pas trop avancée dans ma grossesse et je pourrai vraiment profiter de mon mariage. Bon... Je devrai carburer au Champomy mais ça je m'en fous, je ne suis pas branchée alcool et c'est loin d'être le plus important.


Tu sais qu'une femme enceinte, avec les hormones, ça augmente considérablement la libido... Tu auras intérêt à être en forme mon chéri !


Je levais un sourcil amusé et reposais ma fourchette sur mon assiette presque vide. J'étais rassasiée ! Ma main gauche caressait doucement mon ventre et l'autre était enfermée dans celle de Kelly qui me parlait de chercher une maison. Je crois qu'on ne peut pas être plus sur la même longueur d'ondes que nous ! Moi aussi je voudrais une maison... même si j'adore cet appartement, un enfant a besoin d'espace et avoir un jardin, ça serait top. Un énorme sourire éclaire mon visage et n'y tenant plus, je viens m'installer sur les genoux de mon homme.


Sur Brooklyn il y a de très jolies maison avec jardins... ça serait génial si on pouvait trouver ça.


J'entends déjà des rires d'enfants pendant que Kelly est au barbecue et que je mets la dernière touche au dessert... et je peux déjà voir le bonhomme de neige dans le jardin, avec l'éternelle carotte en guise de nez. Et en parlant de nez, je frottais le mien contre la joue de Kelly avant d'y déposer un baiser.


Cette soirée est vraiment parfaite.


Nouveau baiser sur sa mâchoire, puis dans le creux de son cou.


En fait c'est toi qui est parfait...


Je souris, glisse une main tendre sur sa joue avant de l'embrasser. Baiser aux saveurs de sucre et de fruits rouges... Délicieux. Mes bras s'enroulent autour de son cou et je dois songer à ne pas me serrer trop fort pour ne pas lui faire mal. Je pourrais rester comme ça pendant des heures à l'embrasser. Et peut être que je vais y passer des heures d'ailleurs pourquoi pas ? Ce soir marque un tournant, le début du reste de notre vie, et j'ai hâte de la poursuivre avec lui.
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